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Eau et assainissement : Un CASEM pour faire mieux qu’en 2018

Accueil > Actualités > Environnement • LEFASO.NET | Par Tiga Cheick Sawadogo • lundi 22 avril 2019 à 23h08min
Eau et assainissement : Un CASEM pour faire mieux qu’en 2018

L’heure est au bilan et aux perspectives au ministère de l’Eau et de l’Assainissement. Le 19 avril 2019, les acteurs du département se sont retrouvés à l’occasion de la première session ordinaire du Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de l’année 2019. Une occasion de jeter un regard dans le rétroviseur pour le bilan des activités réalisées en 2018. Les résultats engrangés, à hauteur de 63,33%, sont jugés en baisse par rapport aux années précédentes. Cette rencontre statutaire est donc l’occasion de trouver les moyens de surmonter les difficultés pour un meilleur accès à l’eau potable et à l’assainissement en 2019.

En 2018, des barrages, des adductions d’eau potable, des latrines ont été réalisés sur l’ensemble du territoire national. Les infrastructures construites pour répondre aux besoins des Burkinabè de plus en plus croissants, dans les différents programmes nationaux du ministère en charge de l’Eau et de l’Assainissement. Aménagements hydrauliques, gestion intégrée des ressources en eau, approvisionnement en eau potable, assainissement des eaux usées et des excrétas, pilotage et soutien, dans tous ces programmes, les indicateurs ont connu une légère amélioration. Mais pas assez, selon le ministre Ambroise Niouga Ouédraogo.

Le taux global de réalisation de l’ensemble des activités est en effet de 63,33%. « Nous estimons que le taux est faible parce que les années précédentes, les chiffres tournaient de 70 ; 75% (…) Ce taux, s’il n’est pas à la hauteur de nos attentes, est toutefois considéré comme satisfaisant au regard du contexte et des difficultés rencontrées », a noté le ministre. Selon lui, cette baisse des performances est surtout liée aux mouvements sociaux au niveau de la chaîne de la dépense publique, le problème d’insécurité dans le pays ayant entraîné la suspension de certains travaux, la mise à disposition tardive des budgets, l’insuffisance du budget alloué.

Ce premier CASEM de l’année est l’occasion pour les différents acteurs du ministère de l’Eau et de l’Assainissement de marquer un arrêt pour échanger sur les thématiques majeures de leur département, les résultats engrangés et de se projeter sur les perspectives immédiates. Le thème choisi pour ce rendez-vous statutaire a été « Dispositif intégré de suivi-évaluation (DISE) des programmes du ministère de l’Eau et de l’Assainissement : État des lieux et perspectives ».

De façon spécifique, a dit le ministre Ambroise Niouga Ouédraogo, ce CASEM est un cadre pour de mener des réflexions sur le DISE, examiner et valider le bilan 2018 et la programmation 2019 des activités, examiner et valider les rapports de performances des programmes budgétaires, examiner et valider le plan 2019-2021.

Pour rappel, le Dispositif intégré de suivi-évaluation (DISE) a été mis en place en 2017 en vue d’assurer la production des informations pour le rapportage en impliquant tous les acteurs concernés aussi bien au niveau national que déconcentré. Il concerne pour le moment trois programmes à savoir la gouvernance, l’eau potable et l’assainissement. Avant qu’il ne soit déployé, le DISE a été expérimenté dans les régions des Cascades, de la Boucle du Mouhoun, et des Hauts Bassins.

Après un bilan et des propositions d’amélioration en 2018, le premier CASEM de l’année sera encore l’occasion de faire l’état des lieux et d’échanger sur les perspectives pour une meilleure opérationnalisation du DISE. Les acquis seront relevés, et les difficultés énumérées afin de leur administrer des solutions pour plus d’efficacité.

Les Burkinabè des villes et des campagnes, malgré les réalisations du ministère de l’Eau et de l’Assainissement, souffrent encore des coupures intempestives d’eau, de stress hydrique. La situation va-t-elle s’améliorer en 2019 ? À cette question, le ministre Ambroise Niouga Ouédraogo s’est voulu rassurant. « Nous ambitionnons moins de coupures d’eau ».

Sur les origines des problèmes occasionnant le manque d’eau dans les jarres, le premier responsable du département de l’Eau et de l’Assainissement indexe les entreprises. « L’essentiel des problèmes que nous rencontrons, c’est l’inefficacité des entreprises. Point. Il y a des entreprises qui devraient finir les travaux depuis le mois d’avril, ça traine. Il y a des entreprises qui ont quatre mois de retard, il y a des entreprises qui ont abandonné des chantiers. Comme dit quelqu’un, on fait comment ? On fait avec. Sinon les ressources financières, les idées, les programmes n’ont pas manqué. Mais c’est une chaîne, quand un maillon n’est pas là, le reste ne fonctionne pas ».


Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

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