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Emprunt Obligataire : l’Etat burkinabé veut mobiliser 75 milliards de F CFA à travers la SGI Coris Bourse

Accueil > Actualités > Economie • LEFASO.NET | Par Etienne Lankoandé (stagiaire) • mercredi 17 avril 2019 à 18h30min
Emprunt Obligataire : l’Etat burkinabé veut mobiliser 75 milliards de F CFA à travers la SGI Coris Bourse

L’Etat du Burkina à travers le trésor public a lancé le mercredi 10 avril 2019, un emprunt obligataire par appel public à l’épargne. La Société générale et d’intermédiation (SGI) Coris Bourse a reçu mandat du ministre en charge des finances pour être arrangeur de l’opération. La période de souscription va du 10 au 30 avril 2019 pour une maturité de huit ans avec deux années de différé.

Dans son propos, la Directrice générale adjointe du trésor, Aminata Ouédraogo/Semdé représentant l’émetteur, a précisé que cet Appel Public à l’Epargne a pour objet la mobilisation des ressources complémentaires au financement du budget de l’Etat et d’ajouter qu’il s’inscrit dans une stratégie de gestion de la dette publique qui répond aux normes régionales et internationales.

La Cérémonie de lancement de l’emprunt a permis aux participants de connaitre les caractéristiques de l’emprunt à travers la présentation de la Responsable Marché des capitaux de la SGI Coris Bourse arrangeur et chef de file de l’opération. Le montant recherché est de 75 milliards de FCFA, pour un nombre total de 7 500 000 obligations d’une durée de 8 ans dont 2 ans de différé, la valeur nominale de l’obligation est de 10 000 FCFA avec un taux d’intérêt de 6,5% l’an.

Elle a précisé que le remboursement se fera par semestrialités et les revenus liés à ces obligations sont exonérés de tout impôt pour l’investisseur résident au Burkina. Au plus tard un mois après la date de jouissance des titres, une demande de cotation de ceux-ci sera introduite auprès de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM). L’émission de l’emprunt bénéficie aussi de la garantie souveraine de l’Etat du Burkina Faso.

Coris Bourse Arrangeur et chef de file de l’opération a comme co-chefs de file, la Société Burkinabè d’Intermédiation Financière (SBIF), la Société Générale Capital Securities et la SGI-Bénin. L’opération bénéficie également de l’accompagnement d’un syndicat de placement constitué des SGI de l’UEMOA
Les souscriptions sont ouvertes à tout investisseur de la zone UEMOA ou non, ce dernier devant jouir pleinement des prérogatives légales.

Cet emprunt permettra d’accompagner la transformation structurelle de l’économie du pays, d’où le slogan « pour l’avenir du Burkina Faso, investissons ».

Etienne Lankoandé
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 18 avril à 14:31, par Bonus En réponse à : Emprunt Obligataire : l’Etat burkinabé veut mobiliser 75 milliards de F CFA à travers la SGI Coris Bourse

    Cela est une initiative louable. J’aimerais savoir comment la diaspora peut souscrire a cet emprunt.

    Merci

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  • Le 18 avril à 17:47, par Minnayi En réponse à : Emprunt Obligataire : l’Etat burkinabé veut mobiliser 75 milliards de F CFA à travers la SGI Coris Bourse

    Je pense qu’il faudra davantage communiquer sur cette question qui commence à inquiéter sérieusement. Même si beaucoup ne comprennent pas grand chose, il faudra dire clairement qu’il s’agit d’un endettement du pays auprès de particuliers.

    Si les marchés financiers représentent aujourd’hui une véritable alternative aux difficultés d’accès au financement pour les entreprises et une source de financement innovante pour les Etats, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. En clair, personnellement je commence à me poser des questions sur cet endettement massif du pays. Si nous faisons le point depuis 2016, nous sommes à plus de 300 milliards d’endettement du BF à travers l’emprunt obligataire et rien qu’en 2018, cette opération a été lancée plus de 3 fois et les montants entre 50 et 75 milliards. Cela devient inquiétant pour le pays parce que cela cumulé aux autres dettes de bailleurs traditionnels, le rythme d’endettement de notre pays ne fait que s’accroître dangereusement contrairement à l’option du régime actuel, c’est-à-dire réduire le taux d’endettement du pays (en tout cas cela a été dit pendant la campagne présidentielle). Où est le parlement dans sa fonction de contrôle de l’action gouvernementale ?

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