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Commune de Ouagadougou : Du matériel pour accroître l’offre de services en planification familiale

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | Par LEFASO.NET • samedi 23 mars 2019 à 07h30min
Commune de Ouagadougou : Du matériel pour accroître l’offre de services en planification familiale

La conseillère technique du ministère de la Santé, Dr Liliane Gounabou, a reçu, des mains du maire de la commune de Ouagadougou, Armand Béouindé, un important lot d’équipements de Planification familiale (PF) destinés aux districts sanitaires et à l’Association des promoteurs des cliniques privées de ladite commune. Ce don permettra d’offrir au maximum de femmes, particulièrement aux jeunes filles, des services de PF. La cérémonie de remise est intervenue le vendredi 22 mars 2019 à Ouagadougou, en présence des partenaires techniques et financiers, des notoriétés religieuses et coutumières, des acteurs du secteur privé dans le domaine de la santé.

Des kits d’insertion-retrait DIU, des autoclaves, des autoclaves mixtes type cocotte-minute, du matériel de prévention des infections, des tables gynécologiques, des présentoirs pour méthodes de Planification familiale (PF) et des boîtes à images. C’est la composition du lot d’équipements reçu par les districts sanitaires et l’Association des promoteurs des cliniques privées de la commune de Ouagadougou.

D’un montant de 137 millions de F CFA, il est entièrement fourni par la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques (CAMEG). Le geste a été fortement apprécié par les bénéficiaires qui étaient dans le besoin. « Le problème de la santé est transversal. Et nous assistons à une insuffisance d’équipements. Ce que nous avons reçu va nous permettre de placer les contraceptifs et de les retirer. Et également du matériel pour faire de la sensibilisation », a signifié le directeur régional de la santé du Centre, Dr Wendlasida Thomas Ouédraogo.

La présente activité s’inscrit dans le cadre du projet de renforcement de la PF, lancé en octobre 2017 par le conseil municipal de la Commune de Ouagadougou. Il a une durée de deux ans. « Le projet répond d’abord à la volonté du chef de l’Etat qui l’a inscrit clairement dans son programme. Dans le PNDES, il est bien dit aussi que le capital humain doit soutenir la production. Alors que vous savez que l’expansion démographique en Afrique en général et au Burkina Faso en particulier est de telle sorte que si nous ne prenons garde, ça peut affecter la santé de la mère et de l’enfant. C’est pourquoi, quand nous avons vu ce programme qui fait de la sensibilisation pour l’espacement des naissances, pour une meilleure PF, tout de suite la commune de Ouagadougou a adhéré », a justifié le maire Armand Béouindé.

Afin de s’assurer la réussite de son projet de PF d’un budget global de 769 494 528 F CFA, la commune de Ouagadougou a sollicité et obtenu une subvention du projet « The challenge initiative » sous financement de la Fondation Bill & Melinda Gates de 207 849 010 F CFA dont 127 204 803 F CFA pour l’acquisition de matériels et d’équipements médicotechniques. A travers sa politique PF, la commune de Ouagadougou ambitionne ainsi de résorber de 60% le gap en PF chez les femmes additionnelles d’ici la fin 2019, former plus de 400 prestataires en PF, équiper une centaine de formations sanitaires dans l’offre de méthodes contraceptives et de réhabiliter quinze centres de santé publics.

« Seulement 22,5% des femmes en union utilisent des contraceptifs »

S’appuyant sur l’Indice synthétique de fécondité du Burkina Faso 2015, la conseillère technique du ministère de la Santé, Dr Liliane Gounabou, pense qu’il faut intensifier les efforts pour maîtriser le taux de croissance démographique en investissant massivement dans les programmes de PF et de santé reproductive. « Les femmes doivent avoir un meilleur accès aux méthodes contraceptives et bénéficier des conditions qui leur permettent de donner la vie sans danger. Car, aujourd’hui encore, le taux de mortalité maternelle est de 330 pour 100 000 naissances vivantes. Alors que, de l’avis de l’OMS, 40 % des cas de mortalité maternelle pourraient être évités grâce à un renforcement de la PF », a-t-elle expliqué.

Si de nos jours les campagnes d’information et de sensibilisation sur la PF commencent à porter des fruits ; la demande de services de PF, cependant, demeure relativement faible. En effet, seulement 22,5% des femmes en union utilisent des contraceptifs. Parmi les raisons susceptibles d’expliquer cette faible demande, Mme Gounabou évoque la faible implication des hommes et des maris. « Messieurs, chers amis, vous êtes un partenaire central dans la réussite de la PF et le combat sera un échec sans vous », s’est-elle adressée aux hommes qui auraient encore des appréhensions sur la PF.

Et le maire de la commune de renchérir qu’« il ne s’agit nullement d’empêcher qui que ce soit de faire des enfants, encore moins d’inciter les jeunes filles à la débauche ; mais plutôt de créer les conditions pour que les femmes aient une maternité heureuse et que les couples soient des parents responsables ».
Convaincu que la PF sauve des vies de milliers de femmes et d’enfants, le gouvernement du Burkina Faso s’est doté d’un « Plan national d’accélération de la PF 2017-2020 ».

Ce plan fixe une perspective claire : porter le taux de prévalence contraceptive moderne des femmes en union de 22,5% en 2015 à 32% en 2020. « Nous n’avons aucun doute qu’avec l’acquisition de ces matériels auxquels s’ajoute la prolongation de la durée de mise en œuvre du projet, des voix plus autorisées que la mienne annonceront à monsieur le maire, les jours à venir, que la commune de Ouagadougou atteindra les objectifs qu’elle s’est fixé en matière de PF », a déclaré Dr Liliane Gounabou.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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