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CEDEAO : Bientôt une feuille de route pour faciliter les échanges économiques

Accueil > Actualités > Diplomatie - Coopération • LEFASO.NET | Yvette Zongo • vendredi 2 novembre 2018 à 00h24min
CEDEAO : Bientôt une feuille de route pour faciliter les échanges économiques

Ouagadougou abrite, les 1er et 2 novembre 2018, un atelier de sensibilisation, d’information et de formation des acteurs du secteur privé de la chaîne de production, de commercialisation et de transport transfrontalier des produits agro-sylvo-pastoraux. Pendant deux jours, les acteurs de la filière agro-sylvo-pastorale (tomate, oignon et bétail) du Burkina, du Niger, du Ghana et de la Côte d’Ivoire se pencheront sur les instruments communautaires de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). La cérémonie d’ouverture a eu lieu ce lundi 1er novembre.

La circulation des produits des zones de production vers les zones de commercialisation et de consommation est confrontée à des tracasseries dont les faux frais, les longs arrêts aux postes mobiles de contrôle et la documentation à fournir sur les chargements. Et ce, malgré le Schéma de libéralisation des échanges (SLE) adopté après la signature du traité constitutif de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) exemptant les produits agro-sylvo-pastoraux des droits de douane.

C’est donc en vue de supprimer ces tracasseries routières et promouvoir le commerce transfrontalier des produits agro-sylvo-pastoraux que la CEDEAO, en partenariat avec la Coopération allemande, forme, les 1er et 2 novembre 2018 à Ouagadougou, les acteurs de la filière tomate, oignon et bétail du Burkina, du Niger, du Ghana et de la Côte d’Ivoire. Une rencontre qui, selon le directeur de la promotion du secteur privé de la CEDEAO, Nfaly Sanoh, s’inscrit dans le cadre de la vulgarisation des instruments communautaires de la commission en matière d’échanges commerciaux des produits du cru.

Une vue des experts de la filière tomate, oignon et du bétail, venus du Niger, Ghana Burkina et de la Cote d’Ivoire

Car « nous avons estimé important d’accompagner le secteur privé évoluant dans la filière agro-sylvo-pastorale (tomate, oignon et bétail) dans cette phase pilote et faire en sorte que ceux-ci se familiarisent avec les instruments, notamment le schéma d’urbanisation de la CEDEAO, le transit routier des marchandises ainsi que les documents de voyage requis pour se déplacer d’un pays de la CEDEAO vers un autre pays de la CEDEAO ».

Cette phase pilote, explique-t-il, permettra de faire une étude-diagnostic des filières concernées et va déboucher à des conclusions. Selon lui, ces conclusions seront partagées à tous les acteurs de la CEDEAO permettant d’aboutir à la formulation d’une feuille de route qui œuvre dans la facilitation des échanges économiques de la sous-région ouest-africaine.

Contribution du Programme frontière de l’Union africaine

Pour le chargé des affaires de l’ambassade de l’Allemagne, Nils Worthmann, « les soutiens précédents de l’Allemagne ont permis aux Etats membres de la CEDEAO, dans le cadre du Programme frontière de l’Union africaine, financé à hauteur de 44,8 millions d’euros, de développer des Politiques et stratégies nationales de gestion des frontières visant le renforcement de l’intégration entre les peuples ».

Ce qui a également permis d’enregistrer des progrès, notamment le renforcement du cadre institutionnel, la réalisation des investissements et infrastructures à travers les initiatives de coopération transfrontalières et la sécurisation des espaces frontaliers, a-t-il précisé. Tout en soulignant que les espaces frontaliers ouest-africains regorgent d’énormes potentialités en termes d’échanges économiques, malgré les défis sécuritaires.

NFaly Sanoh, directeur de la promotion du secteur privé de la CEDEAO

C’est en cela, rappelle-t-il, que la formation des acteurs du secteur privé de la chaîne de production, de commercialisation et de transport transfrontalier des produits agro-sylvo-pastoraux, balisera la voie vers l’application des textes communautaires de la CEDEAO et la suppression des entraves à la libre circulation des personnes et des biens.

Et le représentant du secrétaire général du ministère en charge de l’Agriculture, Abdelaziz Ouédraogo, de renchérir en montrant « qu’il est donc urgent pour les acteurs de ces filières d’échanger et d’envisager les alternatives et solutions dans le but de résoudre ces difficultés ». Et d’exhorter les administrations publiques, les partenaires techniques et financiers, parmi lesquels la GIZ, à contribuer de manière significative, à apporter leur soutien en termes d’expertises et de financement aux acteurs privés.

Yvette Zongo
Lefaso.net

Messages

  • Et qu’est-ce que les Européens foutent là-bas ? Pour s’organiser entre nous dans la CEDEAO pour les échanges économiques, on a besoin d’européens ? On n’a besoin ni de leurs idées, ni de financements de leur part. On n’a même pas de besoin de financement. Il suffit de de tomber d’accord entre nous africains et respecter nos enfin nos paroles données dans l’esprit original africain. Pas plus. On croit tout le temps que c’est l’argent la principale chose, C’est. Archi-faux. Combien de milliers de projets, dans lesquels on a pompé des milliards, ont échoué ? Et les diagnostics ont prouvé que c’est l’égoisme des Africains, la corruption, le manque d’organisation lié au non-respect des de la parole donnée. Pensez-vous que ces blancs sont là de bonne foi ???? C’est ainsi qu’ils sont au courant de tous nos plans et travaillent aprés dans l’ombre pour tout faire échouer. Africains, réveillons nous. Pour autres choses, je peux comprendre leur présence. Mais juste pour s’entendre et coopérer économiquement ? Quand même ????

  • Et qu’est-ce que les Européens foutent là-bas ? Pour s’organiser entre nous dans la CEDEAO pour les échanges économiques, on a besoin d’européens ? On n’a besoin ni de leurs idées, ni de financements de leur part. On n’a même pas de besoin de financement. Il suffit de de tomber d’accord entre nous africains et respecter nos enfin nos paroles données dans l’esprit original africain. Pas plus. On croit tout le temps que c’est l’argent la principale chose, C’est. Archi-faux. Combien de milliers de projets, dans lesquels on a pompé des milliards, ont échoué ? Et les diagnostics ont prouvé que c’est l’égoisme des Africains, la corruption, le manque d’organisation lié au non-respect des de la parole donnée. Pensez-vous que ces blancs sont là de bonne foi ???? C’est ainsi qu’ils sont au courant de tous nos plans et travaillent aprés dans l’ombre pour tout faire échouer. Africains, réveillons nous. Pour autres choses, je peux comprendre leur présence. Mais juste pour s’entendre et coopérer économiquement ? Quand même ????

  • @buri : Merci frère pour ta clairvoyance. Nous sommes vraiment dans un sommeil comateux, nous ne comprenons pas depuis tout ce temps le fonctionnement du monde. C’est pitoyable de voir que ce sont ceux que nos ancêtres ont envoyé à l’école, nous tous, cette classe politico-intellectuelle, pour comprendre le blanc et venir laver l’affront qui leur avait été par ce blanc, qui sont devenus les pires fossoyeurs de nos peuples et ancêtres. Je ne désespère pas, cependant, de l’Homme NOIR.

  • Monsieur Buri et Amkoullel vous qui êtes bien réveiller êtes vous prêt à payer de vos poches vos frais de transport du Mali de la cri du ghana ou du Niger et de séjour au Burkina pour participer à la réflexion sur la feuille de route ? j’attends votre réponse pour la suite.

  • Quand on n’est pas homme de parole, les feuilles de routes se renouvelleront toujours pour la poussière de la route. Quand on n’a ni confiance, ni estime en soi, on dépêchera toujours le recours au voisin à chaque difficulté. Au lieu de regrouper les experts et autres étrangers à savoir faire inévitable, faites participer aussi les incapables de vos ports de contrôle qui doivent bien comprendre et suivre vos feuilles de route. On ne peut pas respecter toutes les parties du corps et négliger l’anus. Messieurs les acteurs et experts CEDEAO, créez le mérite d’hommes savants.

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