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Rencontre ministre de la Communication - patrons de presse privée : Les médias appelés à ne pas faire le jeu des terroristes

Accueil > Actualités > Multimédia • LEFASO.NET | Justine Bonkoungou • jeudi 18 octobre 2018 à 23h55min
Rencontre ministre de la Communication - patrons de presse privée : Les médias appelés à ne pas faire le jeu des terroristes

Le ministre de la Communication et des Relations avec le parlement, Remis Fulgance Dandjinou, a rencontré les patrons de presse privée pour discuter des préoccupations du secteur des médias, particulièrement des médias privés. C’était ce jeudi 18 octobre 2018, à Ouagadougou.

Plusieurs sujets ont été abordés au cours de ces échanges entre le ministre de la Communication et des Relations avec le parlement et les patrons de presse privée. Il s’agit notamment du Fonds d’appui à la presse privée, l’accès aux sources d’information, le passage à la TNT, etc. Mais d’entrée de jeu, le ministre est revenu sur le traitement de l’information en cette période d’attaques terroristes à répétition. Pour Remis Fulgance Dandjinou, le terrorisme est une arme politique dont l’objectif n’est pas seulement de perpétrer des actes de violences, mais aussi de faire perdre aux populations la confiance en leurs dirigeants.

Et en à croire le ministre, le constat qui est fait dans le traitement de l’information, c’est que les terroristes sont en partie arrivés à convaincre que le problème ne vient pas d’eux, mais de « l’intérieur ». C’est pourquoi, dit-il, il est important que l’on s’interroge sur le traitement de l’information en cette période trouble.

Il ne s’agit pas, selon le ministre, d’empêcher les médias d’informer, parce qu’il est de l’intérêt du citoyen d’avoir l’information juste, lorsque sa sécurité et sa liberté sont remises en cause. « Mais nous devons aussi, en tant que journalistes, en tant que patrons de médias, peser l’information que nous donnons », préconise le ministre Dandjinou.

En effet, souligne-t-il, par précipitation, par recherche de scoop ou encore par défaut de recoupement, mais aussi pris par la course à l’audience, les journalistes font parfois le jeu des terroristes « dont le funeste projet de déstabilisation des Etats passe par la promotion de la violence ».
C’est pourquoi il invite les professionnels des médias à faire prévaloir l’intérêt de la nation dans la quête et la divulgation de l’information sur le terrorisme.

« C’est l’image que nous donnons de notre pays que les autres relaient (…). Aller jusque parfois dénigrer nos forces de l’ordre et dire qu’elles ont fui certaines zones, comme certains médias le relaie, ça pose un problème et il faut être capable de le poser en toute honnêteté et savoir comment nous traitons cette information », déplore le ministre de la Communication.

Il poursuit en disant que « plus que jamais, les règles de recoupement des informations avant toute diffusion, de non-publication d’informations incomplètes, tout comme les choix des mots et des expressions ainsi que celui des images que nous diffusons, se posent avec acuité. Beaucoup plus sensibles encore sont les questions des positions occupées par nos forces de défense et de sécurité, les questions de leur capacité de feu ou des stratégies mises en œuvres ».

Le ministre dit espérer donc que la rencontre soit l’occasion pour son département et les patrons de presse de tisser de meilleures relations de collaboration dans l’intérêt des attentes des uns et des autres.
En rappel, la présente rencontre s’inscrit dans le cadre d’une série de rencontres avec les acteurs du monde de la communication initiée par le ministre de la Communication et des Relations avec le parlement, Remis Fulgance Dandjinou.

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

Messages

  • Tout à fait d’accord Mr le ministre. Il était bien temps de faire cet appel. Il y en parmi nos journalistes des gens qui n’ont pas bien conscience du pouvoir qu’ils ont entre leurs mains et qui semblent manquer cette autocritique par une analyse de leurs ecrits en rapport avec l’intérêt national. Un journaliste peu forme dans ce sens peut être aussi dangereux quun militaire sans formation. Il ne s’agit surtout pas en ces temps qui courent de rechercher le sensationnel mais d’être utile à la nation.

  • bonjour confrères. cette démarche est tardive car journalistes et leurs copains ont déjà pourrit la situation si bien que les terroristes savent tous des FDS et ce fait, prennent le dessus de nos forces. Mes les diffrerentes forces ont utilise les presses pour se combattre. Faisons une retrospective journaux et emissins radio burkiabe, depuis le debut des attaques à nos jours. NOUS COMPRENDRONS QUE NOUS N’AVONS PAS ETE PRUDENTS ENCORE MOINS SAGES. NOUS AVONS UTILISE CES ATTAQUES POUR MIEUX NOUS DIVISER, HIMULUER CERTAIN GROUPE PROFFESSIONNEL( une police fuyarde) , CREER UN FAUX GLOIRE POUR LES AUTRES AFIN DE LEUR FAIRE UNE IMAGE ET UN PRIVILLEGE AUPRES DES AUTORITES NATIONALES. C’est la recherche du leadership et des interets egoistes. L’unique solution qui puisse etre envisagée actuellement, c’est que chacun des citoyen burkiabé va subir les conséquences. Merci !

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