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Nouveau gouvernement en Ethiopie : De quoi inspirer le Burkina

Accueil > Actualités > International • LEFASO.NET | Nicole Ouédraogo • mercredi 17 octobre 2018 à 23h20min
Nouveau gouvernement en Ethiopie : De quoi inspirer le Burkina

En Ethiopie, le nombre de portefeuilles ministériels est passé de 28 à 20. Au sein de ce nouveau gouvernement, la parité a été strictement respectée (dix hommes, dix femmes). Aussi, le poste de la Défense a été confié à une femme. Ce remaniement ministériel est intervenu ce mardi 16 octobre 2018.

Ce remaniement ministériel, aux dires du Premier ministre Abiy Ahmed, vise à renforcer la lutte contre les violences ethniques qui secouent le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique, aux identités multiples. En effet, en 2017, les violences ethniques ont fait environ 2,2 millions de déplacés dans ce pays où la population est estimée à 100 millions d’habitants.

Arrivé au pouvoir en avril 2018, après plus de deux années de manifestations anti-gouvernementales ayant provoqué la chute de son prédécesseur Hailemariam Desalegn, Abiy Ahmed donne une nouvelle preuve de sa volonté réformatrice du pays. Celui qui aura réussi à renouer les liens entre l’Ethiopie et son voisin ennemi, l’Erythrée, a fusionné, le mardi 16 octobre 2018, plusieurs ministères de l’ancien gouvernement pour en réduire le nombre de 28 à 20 seulement ; faisant également passer le nombre de femmes de quatre à dix.
Dans ce gouvernement, les femmes occupent des postes-clés dont celui de la Défense ; celui nouvellement créé de ministre de la Paix, chargé de chapeauter la police fédérale et les services de renseignements ; celui du Commerce et de l’Industrie.

De quoi inspirer le pays des Hommes intègres, quand on sait que l’économie du pays de la Corne de l’Afrique a enregistré, au cours de la dernière décennie, malgré les troubles politiques constatées ces dernières années, une croissance en moyenne par an de 10%.
Autrement dit, ce n’est pas le nombre qui fait la qualité. Et puisque le Burkina s’est lancé dans une dynamique de réduction du train de vie de l’Etat, il y a de quoi s’interroger quand on sait que le dernier remaniement ministériel en date du 31 janvier affiche 33 membres dans le gouvernement (29 ministres et 3 secrétaires généraux), y compris le Premier ministre.

Nicole Ouédraogo
Lefaso.net

Messages

  • En realite, les cabinets du gouvernement Burkinabe ne sont pas fonction des besoins du moment, mais sont plutot une question de distribuer des postes fantaisistes et juteux pour recompenser les parents et les amis. Aux Etats Unis, ils en comptent 16 dont un vice president. Et l’article ci-dessus est une bonne illustration.

  • Heiiiiii le contexte n est pas le même. Attention c est ainsi on cherche les problèmes.

    • Mon frère, tu dis vrai. Et tu sais pourquoi ? La différence des contextes est que dans ces pays ( Éthiopie, USA, etc.), les dirigeants pensent à leur peuple dans leur gouvernance. Au Burkina Faso on pense d’abord à ses femme, maîtresses, cousins, amis. De l’autre côté on est dans le sérieux et au Burkina on est dans la plaisanterie, donc les contextes ne peuvent pas être les mêmes.

    • Internaute Bamos, si tu pense ainsi logiquement le burkina devrait avoir meme moins de ministres que ces grands pays. Le BF est pauvre et aussi moins peuplé que ces derniers.
      Je suis plutot d’avis avec l’internaute qui dit que Roch a créé autant de postes ministeriels pour recompenser ces proches.

  • Cela ne va pas inspirer le burkina faso car il faut récompenser les vieux amis et aussi récompenser par des postes ministériels les partis politiques qui ont décidé de soupé avec le MPP . Au dernier remaniement ministériel le nombre de ministère a t -il augmenté oui ou non ? Moi, je répond oui.

  • Parité pour parité mènera le Pays dans un gouffre car comme on le dit, on ne fait pas ce que les autres font mais ce que l’on doit faire.
    Il y a une école au Burkina où pour le recrutement des élèves de la première année, le directeur a été intimé de tenir compte du cota genre ; on voulait même qu’il prenne plus de fille que de garçons. Ce dernier s’indigne et dit que : vous voulez que je magouille le concours ou quoi ? Ainsi, le concours fut organisé pour lui et 60% des admis était des filles. Tu doit faire avec lui a t on dit.
    A la fin de la l’année, le major était une fille. Il y avait des filles parmi le 10 premiers MAIS LE RESTE DES FILLES ETAIENT RENVOYEES POUR INSUFFISANCE DE TRAVAIL.
    C’est dire par ce exemple que personne ne brime personne à cause de sont sexe.
    Mais c’est une aberration que de forcer, convaincre des filles ou des femmes ou des hommes qu’elles ou ils peuvent alors que non.
    Le Burkina a d’autres priorités que de prendre trop de temps pour réfléchir à ces genres des choses. Ce qui est sûr, une femme quand elle est valable on ne l’a jamais lâchée. On a jamais vu dans les médias une femme se plaindre par ce que brimée par ce que femme. Si il y avait eu des cas, depuis la nuit des temps, au moins une allait se faire entendre.
    SI NOUS ECOUTONS LES DONNEURS DE LECONS SANS SAVOIR CE QU’ILS ONT DERRIERE LA TETE, ON VA TOUJOURS PLEURER.

    • Vous n’etes pas explicite ou hors sujet. Pour un gouvernement de parite on choisira les meilleurs Hommes qui feront evoluer positivement les choses. 31 postes ministeriels pour notre pays c’est a mon avis plethorique. Certains departements ministeriels peuvent etre regrouper et d’autres etre supprimer sans pour autant diminuer l’efficacite de l’actuel equipe gouvernementale. Peut etre qu’un nouveau 1er Ministre serait mieux placer pour conduire cette optimisation du personnel gouvernemental.

  • Un bel exemple que les autres africains doivent suivre.

  • Ce n’est pas le dispositif ministériel qui fait le développement. En quoi devons nous envie à l’ETHIOPIE ?
    Inspirons nous du Ghana, car juste après la frontière, les maisons et constructions dans les villages Ghannéens ressemblent à celles de Ouaga 2000 au Burkina.

  • Vous oubliez de dire que c’est une jeune dame qui occupe le fauteuil de Ministre de la Défense ; Ici cela n’est pour le moment pas possible pays où l’on croit que c’est le ministre de la défense qui élabore les plans de bataille

  • Le dispositif ministériel ne fait pas le développement ? cela est discuter car on oublie que chaque département ministériel doit avoir un budget, doit.... avoir un ministre avec tous les avantages, doit avoir des directeurs de cabinet, des secrétaires généraux avec des « indemnités » explosives........ QUE dire des frais de missions ? Donc le dispositif ministériel fait le développement. Quand on est un pays pauvre on doit rationaliser la gestion des ressources mais dans mon pays c’est autre chose.

  • On peut travailler au Burkina sans ministres. Des gouvernements régionaux élus qui rendent compte à un président de la république élu. On envoie tous les Keskias qui roulent en talismans dans les régions avec double-cabines, pour aller sur le terrain. On économisera des milliards pour construire des grands hôpitaux, des grandes écoles, de belles rues, de grands barrages, de grands camps militaires...et on est tranquilos.

    • Bravo ! Bravo ! Bravo ! Paysannoir, voilà qui est dit : "pas besoins de ministres" dans ce pays. Je ne sais pas quel genre de gouvernants on a, mais le président devrait se trouver des gens capable de faire le même travail que fait un recruteur de jeunes talents en football. Je n’ai rien de plus à te dire mais c’est une réalité qu’on doit explorer, du moment ou cahacun occupe déjà une fonction...
      Bien à toi, Paysannoir,

      L’Enquêteur

  • En réalité, le Burkina Faso devrait s’en tenir au même nombre de ministres qu’avait le premier gouvernement de Maurice YAMEOGO (moins de 15 portefeuilles). Le gouvernement de la Transition comptait 24 ministres. Celui de Roch formé le 12 janvier 2016 affichait 30 ministres y compris le PM. En réalité, une douzaine de ministères accompagnée de Directions générales fortes pourrait suffire largement. Le Burkina est un pays à programmes. Aucune institution n’échappe aux financements extérieurs. Aujourd’hui, tous les ministères, y compris notre armée, sont transformés en projets et fonctionnent comme tels. Notre souveraineté nationale doit s’écrire entre guillemets.L’augmentation du nombre de porte-feuilles ministériels n’apporte aucune valeur ajoutée. C’est même l’effet contraire qui se produit : conflits de compétence, gâchis, immobilisme etc. La politique a ses propres raisons que la raison elle-même ignore. Allons seulement.

    • Tres belle analyse. Et à zéro franc en plus. Pas besoin de consultant pour se faire cette vision élémentaire ; c’est pas ici au Burkina qu’on t’ écoutera. Mais c’est bon pour le moral de savoir qu’il y’a malgré tout de la matière grise en activité. Bon pour l’avenir.
      Encore merci.

      Cordialememt.

  • Ah oui ! De quoi doit-on s’inspirer exactement ? De la guerre ethnique ou de la parité ? Ou encore des deux ? Tout ce qui brille n’est pas or hein quand même ! Ne faut-il pas plutôt faire avec ses propres réalités ?

  • Made, ta réponse me surprend a propos de l’Éthiopie !Connais tu ce pays ?Si tu le connaissait tu n’allais pas avancé ces propos.
    On ne peut même pas ce comparé à ce pays.

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