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Recyclage d’objets plastiques : Une activité qui allie écologie et économie

Accueil > Actualités > Société • • jeudi 13 septembre 2018 à 23h05min
Recyclage d’objets plastiques : Une activité qui allie écologie et économie

La transformation des déchets plastiques constitue aujourd’hui une des réponses à la pollution de l’environnement, à la pénurie des ressources et à la lutte contre le chômage. Ainsi, ils sont nombreux, ceux qui entreprennent et qui tirent leur pitance depuis la collecte, l’assemblage des déchets plastiques jusqu’à leur transformation en produits neufs. Cette pratique, connue sous le nom de recyclage, est en vogue dans la ville de Ouagadougou, avec l’apparition de nouveaux procédés.

Face au chômage galopant, ils sont nombreux, ceux qui s’adonnent à tous types d’activités. Parmi ceux-ci figure Dieudonné Zongo. Autrefois commerçant, il a fait faillite avant de se convertir dans la collecte des déchets plastiques. Aujourd’hui entrepreneur dans ledit domaine, Dieudonné Zongo nous invite à découvrir son activité, sans manquer de prévenir : « Je ne me lamente pas (…) venez et voyez ».

À l’entrée du lieu de dépôt, on aperçoit des ballots de bidons de diverses couleurs, des femmes et des hommes en pleine activité. Les femmes sont en charge du tri, du lavage par catégorie et par couleur. « Nous, les femmes, nous déballons les ballots, on lave, puis on trie », explique Alima Kaboré, la responsable du groupe. Par contre, les hommes sont chargés de faire broyer et de mettre le matériel dans des sacs. « Ici, chacun a ses responsabilités.

Pour les hommes à part et pour les femmes aussi », poursuit dame Kaboré. Au fond du local de l’entreprise, des tas de sacs, des chaises et d’autres matériels en plastique sont entassés. Tout est rassemblé par couleur. De l’autre côté, il y a un bâtiment sous forme de magasin dans lequel un moulin chargé d’écraser les morceaux est installé. Un employé surveille l’écrasement des gros tas.

C’est ce moulin à grand bourdonnement qui broie les épais morceaux de plastique et les transforme en débris enfarinés. Dieudonné Zongo relate : « J’ai commencé cela depuis deux ans. Je suis fier de mon travail. J’ai six femmes et deux hommes qui travaillent avec moi. Chacun à 1000 F CFA par jour. Donc, mensuellement, cela fait 30 000 F CFA ». Dieudonné soutient qu’il commande les objets en plastique avec des jeunes et des femmes. « Je les pèse et je les achemine ici pour le stockage.
J’écrase et j’envoie la poudre au Ghana. Je vends au Ghana et je paie mes employés », explique-t-il. Et Alima Kaboré confirme : « Notre patron nous paie, même si ce n’est pas encore suffisant. Je nourris ma famille et je soutiens mon mari ». Mahamadi Zongo, jeune ouvrier de l’entreprise, laisse entendre : « En tout cas, je n’avais pas de qualification. Mais aujourd’hui je travaille et je me sens utile ».

L’activité de recyclage de matériaux plastiques, en plus d’être économiquement rentable, est une activité écologique. En dehors de l’entreprise de Dieudonné Zongo, ils sont nombreux ceux qui gagnent leur vie dans ce domaine, tout en contribuant à la protection et à la préservation de l’environnement. Alors que la ville de Ouagadougou souffre de la pollution, n’est-ce pas une activité qui pourrait débarrasser la ville de ses déchets ménagers tout en apportant des revenus aux ouvriers du domaine ?

Edouard K. Samboé (stagiaire)
samboeedouard@gmail.com
Lefaso.net

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Messages

  • excellente initiative
    peut on savoir ce que deviennent ces déchets au Ghana ? qu’en font ils ?
    ne peut on pas envisager de faire alors la mème chose au Burkina ?

  • Mon cher Robert GILLOUIN, ces déchets plastiques sont réutilisés pour la fabrication d’objets en plastique (chaises, tables, assiettes, verres, gobelets, etc). Pour votre information, les industries du Burkina Faso en prennent aussi pour faire autant, mais malheureusement elles veulent acheter moins cher et même à crédit. Donc les « recycleurs d’objets plastiques » préfèrent vendre aux ghanéens et aux béninois, qui eux, payent bien et cash.

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