Société burkinabè de Fibres Textiles : Des parlementaires suisses ont visité le complexe Bobo III

LEFASO.NET | Romuald DOFINI • mardi 6 février 2018 à 20h20min

Des parlementaires suisses ont visité dans l’après midi du lundi 05 février 2018 à Bobo-Dioulasso, le complexe Bobo III de la Société burkinabè de Fibres Textiles (SOFITEX). Une visite qui a permis aux hôtes du jour, de mieux comprendre le fonctionnement de ladite société. En l’absence du directeur général de la SOFITEX, la délégation a été reçue par le secrétaire général de la structure, Adama Jean Traoré, accompagné par une forte mobilisation du personnel.

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Société burkinabè de Fibres Textiles : Des parlementaires suisses ont visité le complexe Bobo III

Cette visite s’inscrit d’une part, dans le cadre du renforcement des liens d’amitié et de partenariat entre ces parlementaires suisses et la SOFITEX. D’autre part, elle a permis aux visiteurs, de comprendre le fonctionnement de la chaîne de valeur du coton au Burkina Faso.

En effet, la Suisse est considérée comme l’un des grands acheteurs de coton à travers des sociétés négoces de matières premières ; et la SOFITEX joue un rôle très important puisque le coton burkinabè compte parmi les cotons leaders sur les marchés internationaux. Il y a donc beaucoup de collaboration et de travail entre les négociants suisses et la SOFITEX pour le coton burkinabè. C’est pourquoi, le chef de délégation suisse, Stéphane Graber, a signifié l’importance de cette mission. A travers cette visite du complexe Bobo III, ces derniers veulent toucher du doigt les réalités de la filière coton au Burkina Faso, la comprendre et pouvoir apprécier aussi le travail qui est fait entre les entreprises suisses et la SOFITEX.

Après les salutations d’usage du personnel à l’entrée des locaux, les parlementaires ont eu droit à une visite guidée dans différents compartiments de l’usine. Ainsi, ils ont pu visiter un laboratoire de contrôle et de sélection de semences de qualité, des lignes d’égrenage mais aussi un laboratoire de contrôle de la qualité des fils performants, agréés au niveau mondial.

Esther Kargougou, responsable du laboratoire de contrôle et de sélection de semences de qualité, a ainsi présenté les missions et rôle de son service. Selon elle, au niveau du laboratoire, se fait le contrôle de la qualité des semences préalablement sélectionnées sur la base de trois critères fondamentaux que sont la productivité, le rendement industriel et le marché international.
Par la suite, la mission suisse a assisté à une série d’égrenage et de production des balles de coton sous la supervision des guides. Elle s’est aussi rendue au service de classement et de contrôle qualité de la fibre du coton où s’effectuent l’analyse des échantillons et le classement des différentes variétés.

Cette visite a permis à la délégation de mieux comprendre le fonctionnement et la transformation du coton au profit des acteurs de la chaîne. Le chef de la délégation s’est dit satisfait de tout ce qui est fait dans cette société.
« Il est important pour nous parlementaires en suisse de pouvoir voir sur place cette filière, de la comprendre et de pouvoir apprécier aussi le travail qui est fait entre les entreprises suisses, la SOFITEX et les producteurs burkinabè. Ce qu’on peut voir, c’est le très grand professionnalisme dont fait preuve la SOFITEX. Et sa volonté de travailler au meilleur des producteurs et de ses clients pour pouvoir offrir une qualité maximum et un revenu maximum à l’ensemble de la chaine », a indiqué Stéphane Graber, chef de la délégation suisse. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Romuald Dofini
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 6 février à 22:42, par warzat
    En réponse à : Société burkinabè de Fibres Textiles : Des parlementaires suisses ont visité le complexe Bobo III

    J’ai un ainé qui était un grand producteur de coton dans le Kénédougou. Invité régulièrement dans les rencontres de ceux qui vivent du coton dans leurs bureaux climatisés de Bobo ; il a osé un jour posé la question qui fâche : ’’parmi vous qui peut travailler et toucher son salaire 6 mois après au minimum’’. Depuis lors, il n’est plus convié à vos rencontres avec les grands producteurs . Malin qu’il est, il avait commencé à spéculer sur d’autres cultures. Aujourd’hui, les grands cotonculteurs du coin viennent lui emprunter de l’argent. A malin, malin et demi. Le fils ainé de ma connaissance a fait des études d’ingénieur agronome et est de retour au pays depuis bientôt 5 ans.
    Ayez une approche gagnant-gagnant, des grands producteurs(nombreux) ont les yeux ouverts, vous ne pourrez plus vivre grassement sur leur dos. On raconte que l’état est actionnaire chez vous, avec ce gouvernement de banquiers, on peut vous lâcher à tout moment et le repreneur demandera une justification des gros salaires et avantages. Vos maisons sont les plus cossues de Bobo. La poursuite de l’endettement conduira inéluctablement à votre privatisation totale sous la pression de banquiers qui ont intérêt à ce que vous leur apparteniez en totalité. En toute fraternité !!!

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