Vœux du nouvel an : La NAFA solidaire des prisonniers et « pseudo-prisonniers »

(Le titre est de la rédaction) • vendredi 5 janvier 2018 à 11h58min

Vaillant peuple du Burkina Faso, militantes, militants et sympathisants de la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA),

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Vœux du nouvel an : La NAFA solidaire des prisonniers et « pseudo-prisonniers »

La NAFA voudrait à l’occasion de la nouvelle année 2018, présenter à chacune et à chacun de vous ses vœux de nouvel an. A vous tous, Burkinabè de l’intérieur comme de l’extérieur, la NAFA souhaite que l’année 2018 soit une année de santé, de bonheur, de prospérité, de paix et de cohésion sociale.

En ces moments précis, nos pensées vont à l’endroit de toutes les victimes civiles et militaires tombées sous les balles meurtrières des terroristes. Que leurs âmes reposent en paix, et que Dieu apaise les cœurs de leurs familles respectives et les fortifie en ces moments de douleurs. A tous les prisonniers, pseudo-prisonniers, et persécutés politiques, nous vous disons courage, restez sereins, car vous n’êtes pas seuls, la vérité et l’équité triompheront, tôt ou tard.

Vaillant peuple du Burkina Faso, militant(e)s et sympathisant(e)s de la NAFA, l’année 2017 et particulièrement ces deux dernières années ont été des plus difficiles que les burkinabè aient vécu. L’espoir tant promis et suscité par le pouvoir régnant du MPP a fait place à la désillusion et les burkinabè ont totalement perdu confiance eu égard à la façon dont notre pays est dirigé aujourd’hui.

Tristement, l’on a assisté tout au long de l’année 2017 à du tâtonnement au sommet de l’état, conséquence d’une absence en amont de visions politique et de développement socio-économique. Pire, la suffisance , l’arrogance et l’incivisme ont été érigés en mode de gouvernance. Le pouvoir du MPP ne tire des leçons que des conséquences mais pas des causes de son manque de vision pragmatique et de sa mal gouvernance.

Pour preuve, il a fallu des centaines de victimes enregistrées lors des attentats terroristes pour que le pouvoir en place se rende compte qu’il aurait fallu depuis 2016, faire de la sécurité nationale, une question prioritaire. Cette réalité est également valable sur le plan économique où le PNDES qui avait été brandi avec hâblerie comme la solution miracle aux problèmes des burkinabè a entre autre « lui-même besoin d’un plan d’urgence de sauvetage dans un océan sans rivage » selon le jeune ex-ministre démissionnaire Tahirou Barry, qui peut être rêvassait en une véritable alternance dans le sens positif.

On assiste actuellement à une incohérence politique et à une hétérogénéité managériale au sommet de l’Etat où des membres du bureau exécutif du MPP comme Mr Emile Pare, en charge de l’idéologie du parti se démarquent de la gestion de l’exécutif dont ils ignorent qu’ils sont pourtant comptables et responsables conformément aux dispositions entre autres des articles 46, 55, 63, 65 de notre constitution. L’imbroglio dans le système éducatif actuel de l’enseignement de base, en passant par le secondaire et le supérieur pause de sérieuses inquiétudes pour les Burkinabè qui ont leurs enfants qui étudient au Burkina Faso.

Malheureusement, cela n’est peut être pas un soucis pour les responsables des institutions républicaines qui ont leurs enfants à l’extérieur comme exemple ceux du Président de l’Assemblée nationale qui l’affirme d’ailleurs fièrement.

La NAFA n’est d’ailleurs pas étonnée qu’après avoir instauré le règlement des revendications salariales au cas par cas il y a deux ans, le président du Faso Roch Kaboré revienne aujourd’hui sur sa position, signe d’un pilotage à vue, sans piédestal, et de l’amateurisme politique.

Sur le plan politique, de la haine, la division et la vengeance instaurée par la transition et ses pseudo-OSC satellites, le pouvoir du MPP en a fait son mode de gouvernance favori en manipulant la justice à souhait au goût de ses intérêts. La désillusion de l’UPC après la scission récente de son groupe parlementaire, probablement soutenu et orchestré par le régime en place est un exemple du manque d’éthique pour certains acteurs politiques même anciens camarades de l’insurrection populaire. La récente interpellation du Colonel Denise Auguste Barry ne fait d’ailleurs que mettre en exergue la fracture qui existent entre burkinabè d’où la nécessité urgente de la réconciliation nationale.

En effet aucun pays au monde ne s’est développé sans l’unité et la cohésion nationale. Aucun développement socio-économique n’est possible dans la haine, la division, l’inimité et la vengeance. La prostitution politique prônée depuis la transition doit faire place à l’union, la paix et la cohésion sociale, piliers indispensables pour le développement socio-économique et la paix dans notre pays.

C’est pour cette raison que pour l’intérêt supérieur de la nation, la NAFA appelle le président du Faso à instaurer avec courage et abnégation, un dialogue franc sans ostracisme avec toutes les forces vives du Burkina de l’intérieur comme de la diaspora pour repartir sur de nouvelles bases pour un Burkina stable, prospère, et uni.
Que l’année 2018 soit l’année de la paix, de la stabilité, du pardon, de la justice, de la vérité , de la réparation, de la prospérité, de la réconciliation nationale, et du bien être social pour le Burkina Faso.

Pour le Bureau exécutif national
Le président par intérim

Professeur Mamoudou H. DICKO

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Vos commentaires

  • Le 5 janvier à 15:43, par Mahdou
    En réponse à : Vœux du nouvel an : La NAFA solidaire des prisonniers et « pseudo-prisonniers »

    "pseudo-prisonnier", lol, c’est votre Bassolé que vous traitez maintenant de pseudo ou faux prisonnier, c’est incroyable ! Comme 2018 apporte tant de lumière aux frères maçons.
    Pour le reste, justice doit être faite car c’est elle seule la vraie réconciliation, sinon soyons logique et libérons aussi tous ceux qui sont à la MACO car ils se plaignent aussi de leur situation.
    Chercher autre voie de réconciliation en dehors des lois et des juges, c’est des illusions et du pur cynisme d’encourager comme ça l’impunité. En ce moment alors à quoi ça sert d’avoir des lois si chacun, quand il commet une infraction punissable, doit venir dire, non, là il faut faire reconcilialtion plutôt au lieu d’appliquer la loi ? Car si tous ces gens qui ont fait les coups d’état ayant tué autant de Burkinabè ne sont pas jugés mais simplement relâchés, il faut vous attendre à pire demain.

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  • Le 5 janvier à 15:56, par VISION
    En réponse à : Vœux du nouvel an : La NAFA solidaire des prisonniers et « pseudo-prisonniers »

    Très inspiré dit donc ! Et particulièrement éloquent. Finalement votre courage et persévérance semble vous donner raison. Allez bon courage au Burkina Faso !

    Répondre à ce message

  • Le 6 janvier à 10:21, par zebsonnia
    En réponse à : Vœux du nouvel an : La NAFA solidaire des prisonniers et « pseudo-prisonniers »

    Félicitations à la NAFA et à son président par intérim pour ce message qui dépeint la situation nationale. La NAFA est le parti qui a plus d’avenir au Burkina car on y trouve beaucoup de jeunes engagés !!!!

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  • Le 6 janvier à 17:02, par Yamkoul
    En réponse à : Vœux du nouvel an : La NAFA solidaire des prisonniers et « pseudo-prisonniers »

    Rien à dire que d’attiser le feu, rien à proposer concrètement que de critiquer farouchement. Vous avez raison professeur DICKO de la NAFA. Quand on est apprenti politicien au Burkina Faso, on passe tout le temps à conjuguer les verbes mentir, manipuler, tâtonner, calomnier, interpeller,... bref, oubliant que ces verbes existaient hier. Professeur DICKO, qui était le premier manipulateur en puissance de la Justice quand le CDP était au pouvoir ? Y’avait-il oui ou non une impunité grandissante ? Des dossiers comme celui de Norbert ZONGO, Thomas SANKARA et autres avaient-ils été vidés ? Le peuple n’est pas dupe. Ne venez pas vous calfeutrer dans des propos vides de sens, tout en mettant vos chiffons rouges de l’époque dans les oubliettes. " Mettez-vous à la place du MPP aujourd’hui ", si vous obtenez 2/10 vous avez grouillez. Il faut reconnaître quelques actions salutaires du Gouvernement au lieu de tout peindre en noir. En deux ans, il est difficile de tout faire. Bonne et heureuse année à toutes et à tous.

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  • Le 8 janvier à 00:01, par Jonassan
    En réponse à : Vœux du nouvel an : La NAFA solidaire des prisonniers et « pseudo-prisonniers »

    Donc Rock qui n’a rien fait de bon n’a qu’à supprimer la justice et on se réconcilie en oublian les morts sinon il doit partir. (parole d’un professeur). Yako ; Bado a raison, le Burkina va prendre feu.

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