Economie : Le Directeur général adjoint du FMI à l’écoute du secteur privé burkinabè

LEFASO.NET | Moussa DIALLO • mercredi 13 septembre 2017 à 00h35min

Une délégation du Fonds monétaire international (FMI) conduite par son directeur général adjoint est en mission de travail au Burkina. Après avoir été reçu par le chef du gouvernement, le Président du Faso et le Président de l’Assemblée nationale, Mitsuhiro Furusawa a rencontré les acteurs du secteur privé burkinabè, ce 12 septembre 2017, à la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina. Une rencontre qui lui a permis de mieux comprendre la situation actuelle de l’économie nationale et de s’enquérir des préoccupations des Hommes d’affaires.

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Economie : Le Directeur général adjoint du FMI à l’écoute du secteur privé burkinabè

Les discussions se poursuivent entre le Burkina et le Fonds monétaire international (FMI) pour un nouveau programme. La signature de cet accord est attendue pour très bientôt, les discussions entre les deux parties étant pratiquement bouclées. Et c’est dans ce cadre que s’inscrit cette visite du Directeur général adjoint du FMI. Mais avant, la signature du nouveau programme, le Fonds monétaire international (FMI) a voulu entendre le son de cloche du secteur privé pour pouvoir intégrer ses préoccupations. Ainsi, Mitsuhiro Furusawa et ses collaborateurs ont rencontré les Hommes d’affaires burkinabè, à travers leur faîtière, ce 12 septembre. « L’avis du secteur privé est très important pour comprendre le contexte local », a précisé Mitsuhiro Furusawa, Directeur général adjoint du FMI.

Certes, le FMI n’appuie pas directement le secteur privé comme le font d’autres bailleurs de fonds. Mais, il influence fortement les politiques publiques dans la mesure où il est un conseiller des gouvernements. C’est pourquoi, la communauté des Hommes d’affaires ont soulevé leurs préoccupations. Des préoccupations qu’ils souhaitent voir prises en compte dans le cadre de la conception du programme du FMI en négociation avec le gouvernement burkinabè.

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Les membres de la délégation du FMI

Après avoir salué cette démarche, ils n’ont pas manqué de relever les préoccupations du secteur privé. « Cette rencontre est le témoignage éloquent de la reconnaissance du rôle majeur du secteur privé dans l’économie du Burkina. C’est aussi un honneur pour la communauté des affaires burkinabè de pouvoir échanger pour la première fois avec un haut responsable d’un tel niveau du FMI, sur les questions de développement économique. Nous apprécions à sa juste valeur la forte contribution du FMI au développement de notre pays », a souligné d’entrée Mahamadi Savadogo, le Président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina.

Le climat des affaires a besoin d’être amélioré au Burkina. En 2017, le pays est classé 146e au niveau mondial. Et le privé burkinabè compte sur le FMI pour inverser la donne. « Il est indispensable que le FMI soutienne des réformes plus audacieuses notamment sur le transfert de propriété, la protection des actionnaires, le commerce transfrontalier et la rationalisation des licences d’affaires. L’une des préoccupations du monde des affaires porte également sur le coût et la qualité des facteurs de production de production en général et des sujets concernant l’électricité, les infrastructures, les télécommunications et les ressources humaines en particulier. Nous émettons le souhait que le programme du FMI avec le Burkina permette de desserrer ces contraintes qui pèsent sur la compétitivité des entreprises », a plaidé Mahamadi Savadogo.

Aussi, l’accès au financement demeure un obstacle au développement du secteur privé burkinabè. D’où la nécessité de mettre en place des programmes d’inclusion financière qui s’attaquent aux causes profondes, aussi bien du côté de l’offre que de la commande. Et là encore, l’appui du FMI est attendu.

La question de la dette intérieure est également revenue au cours des échanges. « Le FMI est attentif à la dette des Etats. Nous préconisons que la dette intérieure soit bien prise en compte dans l’effort d’apurement », a ajouté le président de la Chambre de commerce.

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Le président de la Chambre de commerce remettant un cadeau à l’hôte de marque

Le secteur privé burkinabè a pris des engagements de contribuer de manière significative à la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social, le référentiel de développement du Burkina soutenu par le FMI. Le Chambre de commerce et d’industrie du Burkina n’a pas manqué de plaider pour un fort accompagne de l’institution monétaire afin de permettre à notre pays d’aller résolument vers une transformation structurelle de son économie.

Les différentes interventions de ce matin ont montré que le secteur privé burkinabè attend beaucoup des relations entre le FMI et le gouvernement burkinabè pour la promotion de leurs activités. Et les Hommes d’affaires burkinabè attendent beaucoup des retombées de cette rencontre. « Nous sommes confiants que vous saurez aider à trouver les voies et moyens pour rendre vos programmes et les politiques économiques plus favorables au secteur privé », a conclu Mahamadi Savadogo.

Moussa Diallo
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 13 septembre à 07:39, par Le citoyen
    En réponse à : Economie : Le Directeur général adjoint du FMI à l’écoute du secteur privé burkinabè

    Aidez-nous plutôt à sortir de ce maudit FCFA. On s’en fou de vos inquiétudes. Depuis quand un prêteur veux le bien de celui qu’il prête ? C’est un profit que vous cherchez, donc épargnez de long discours. On ne veut plus du FCFA..., c’est tout. On a le regard sur tous et nommera les traites et les lâches...!?

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    • Le 13 septembre à 15:38, par AfriqueEnMarche
      En réponse à : Economie : Le Directeur général adjoint du FMI à l’écoute du secteur privé burkinabè

      Voila le probleme avec les gens qui passent leur temps a crier non au fcfa..on ne les suit plus du tout. Vous dites que vous voulez votre souvenairite et vous demander au FMI (controler par ?) de vous aider...Le probleme du fcfa est un probleme burkinabe. Le FMI est un partenaire pas un tuteur. Ce n’est pas au FMI de dire au burkina de sortir ou de rester dans le fcfa. Le Burkina est dans le cfa parce que son peuple a travers son president Roch l’a voulu. Visiblement le fcfa n est pas un probleme pour le prisident mais aussi pour son PM (son avis sur la question est sur youtube dans son passage a l’emission le grand deballage de bf info)..Eux au moins ils sont coherents : ils ont concu leur pndes avec un taux de croissance viser de 8 %(une assez bonne performance), des milliers de nouveaux emplois ainsi qu’une reduction de la pauvrete sous les 40%.Meme si vous etes pas d accord avec ca il faut au mojns respecter ceux qui ont voter Roch et son programme (dont je ne fais pas parti). Donc si voulez quitter le fcfa soit vous faites une insurection pour chasser Roch soit en 2020 vous gagnez l election et vous faites ce que vous voulez du fcfa.

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  • Le 13 septembre à 08:04, par SIDBALA
    En réponse à : Economie : Le Directeur général adjoint du FMI à l’écoute du secteur privé burkinabè

    Nous avons une coopération fortement teintée à la mossi. Ailleurs, sans proposition concrète on ne permet pas à un partenaire de venir en villégiature dans ces pays, ne parlons pas de rencontrer les plus hautes autorités.
    Bref, au Faso même un simple chargé de projet peut rencontrer qui il veut et faire des selfies.

    Répondre à ce message

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