Agression d’un mannequin en Afrique du Sud : Grace Mugabe sauvée par l’immunité diplomatique

mercredi 23 août 2017 à 14h55min

La première dame du Zimbabwe, Grace Mugabe, soupçonnée d’agression d’un mannequin à Johannesburg en Afrique du Sud, a obtenu l’immunité diplomatique auprès des autorités sud-africaines, et a rejoint la capitale du Zimbabwe, Harare.
Grace Mugabe l’épouse du président zimbabwéen Robert Mugabe, qui figure parmi les favoris pour succéder à son mari, âgé de 93 ans, est sous le coup d’une plainte pour coups et blessures contre un mannequin. Gabriella Engels, 20 ans, affirme avoir été agressée violemment, avec un câble et une prise électrique, par la première dame zimbabwéenne dans un hôtel d’un quartier huppé de Johannesburg, le 13 août 2017. Selon les médias sud-africains, deux fils de Grace Mugabe se trouvaient dans le même établissement.

RÈagissez ‡ cet article Réagissez
Agression d’un mannequin en Afrique du Sud : Grace Mugabe sauvée par l’immunité diplomatique

A la suite de cet incident, les autorités zimbabwéennes ont demandé, mercredi, à Pretoria l’immunité diplomatique pour Grace Mugabe, un privilège qui lui a finalement été accordé. La chef de la diplomatie sud-africaine, Maite Nkoana-Mashabane, a estimé que celle-ci « était justifiée dans ce cas particulier », a précisé son ministère dans un communiqué dimanche.

L’ONG sud-africaine de droits civiques qui défend Gabriella Engels, a dénoncé le départ, dimanche matin, « en secret » de Grace Mugabe et la « culture de l’impunité » de la part de « dirigeants corrompus qui se protègent mutuellement ».
L’association entend désormais saisir la justice pour obtenir une annulation de la décision d’accorder l’immunité diplomatique à la première dame du Zimbabwe, âgée de 52 ans. « Dans le cas où notre requête serait acceptée, la balle sera dans le camp du parquet pour poursuivre Mme Mugabe », a-t-elle expliqué dans un communiqué.

Le principal parti de l’opposition sud-africaine, l’Alliance démocratique, a lui dénoncé « la complicité du gouvernement qui a permis » à Mme Mugabe « de fuir le pays, en pleine nuit, pour éviter des poursuites ».

Au Zimbabwe, la principale formation d’opposition, le Mouvement pour le changement démocratique, a, elle aussi, demandé que tout soit fait pour que Grace Mugabe, « une voleuse et une femme violente », réponde de ses actes devant la justice.

Haoua Touré
Lefaso.net
Source lemonde.fr

Imprimer l'article

Vos commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2017 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés