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Méga concert live du 11 décembre : Les artistes ont assuré

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Cinquantenaire de l’indépendance du Burkina Faso • • dimanche 13 décembre 2015 à 14h13min
Méga concert live du 11 décembre : Les artistes ont assuré

Baptisé la veille « Stade Dr Issoufou Joseph Conombo », l’ex-stade municipal de Ouagadougou a abrité son premier grand événement ce vendredi 11 décembre 2015. Un méga concert-live et gratuit animé par une pléiade d’artistes burkinabè dans le cadre de la célébration du 55e anniversaire de la fête de l’indépendance.

Après la parade civile et militaire qui s’est déroulée dans la matinée sur l’avenue de l’Indépendance, quelques milliers de jeunes ont pris d’assaut le Stade Dr Issoufou Conombo, non pas pour suivre un match de football mais pour vibrer au son de la voix d’artistes burkinabè. Un concert 100% live avec des artistes de renom à savoir Floby, Bill Aka Kora, Alif Naba, Sana Bob, Améty Méria, Habibou Sawadogo et l’orchestre des Forces armées nationales (FAN). Tous ont assuré le show en offrant par moments au public, rabattu sur l’aile ouest du stade, les premiers tubes de leurs carrières.

Au début du concert, qui s’est voulu rassembleur, l’orchestre des FAN a tenu en haleine le stade pendant quelques dizaines de minutes. Le public a découvert l’autre facette de la grande Muette, pas si muette que ça sur un podium ! Du batteur aux leads vocaux en passant par les guitaristes, l’on sentait cette passion de la musique à travers leurs mouvements. Le public y a fortement adhéré et reprenait par moments quelques anciens titres que l’on croyait oubliés par la jeune génération.

Solo Djah Kabaco chante le « couvre-feu »
Après cet « apéritif », place au plat de résistance avec Solo Djah Kabaco, l’homme à la guitare et à l’humour débordant sur scène. De l’anglais, du dioula et du français, le public en a eu pour son compte ! L’une des chansons qui a le plus captivé l’attention des jeunes, c’est celle sur le « couvre-feu ». Dans ce morceau, Solo Djah dépeint les méfaits du récent coup d’Etat du Conseil national pour la démocratie et du couvre-feu qui s’en est suivi ! Une situation qui a paralysé l’économie du pays et ralenti ses activités musicales. « Il n’y avait plus de concert, plus de baptême, plus de mariage », nous a confié l’artiste en souhaitant que le Burkina Faso ne vive plus une telle crise.

Entrée triomphale de Sana Bob et de Floby
Améty Méria ; Bill Aka Kora « le maitre du Djongo » ; Sana Bob « l’homme au mégaphone », Alif Naba « le prince aux pieds nus », Habibou Sawadogo et enfin Floby, que tous attendaient, ont confirmé successivement leurs talents de maitres du live. Pour faits marquants, l’on retiendra l’entrée triomphale du Kundé d’or 2015, Sana Bob, qui est passé par la porte N°4 du stade transporté par quatre personnes. Tout le monde était impressionné. De même que Floby qui arriva drapé d’un grand boubou blanc sur la pelouse. Décidément, le comité d’organisation de ce 11 décembre, qui dit n’avoir eu que 10 jours pour préparer ce concert, n’a pas déçu le public. Et pourtant Yacouba Bonkoungou, président de la commission presse et communication, confie que le comité avait prévu plus d’artistes burkinabè. Hélas, certains se trouvaient déjà hors du pays et n’ont pu effectuer le déplacement. Toutefois, il reste très satisfait de la prestation des artistes présents car « l’excellence en matière de musique passe nécessairement par la pratique du live  ».

Conseil de Sana Bob
A la fin de sa prestation, Sana Bob a livré un mot à l’endroit des futurs présidents du pays. Il conseille à ces derniers de travailler « jour et nuit pour la jeunesse burkinabè » et de travailler comme s’ils avaient 20 ou 30 ans. L’homme au mégaphone dit ne plus vouloir également que l’on donne du poisson aux Burkinabè mais plutôt qu’on leur apprenne à « pêcher » et avoir un emploi décent. « Quand un jeune devient braqueur et qu’il ôte la vie de son ami, c’est pour s’acheter une moto. Il faut faire en sorte que ce jeune-là ait du travail et qu’il puisse gagner ce qu’il désire à la sueur de son front », a-t- il conclu.

Herman Frédéric BASSOLE
Photos : Bonaventure PARE
Lefaso.net

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