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Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le futur Président démocratiquement élu du Burkina Faso

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Elections 2015 • Point de vue • vendredi 27 novembre 2015 à 02h18min
Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le futur Président démocratiquement élu du Burkina Faso

Votre Excellence, je suis un citoyen Burkinabé, fier de l’être, épris de la démocratie et malgré le peu d’intérêt que pourraient avoir mes pensées, je me donne tout de même le devoir de vous écrire. En cette période électorale, je m’adresse donc à tous les candidats et particulièrement à vous qui aurez la légitimité du peuple.

Votre excellence, toutes mes félicitations pour votre succès personnel et pour le succès de la Démocratie.Vous êtes le candidat heureux de la deuxième élection présidentielle la plus ouverte et la plus crédible de l’histoire du Burkina Faso. La première s’est déroulée sous la Deuxième République en 1978 et avait opposé Macaire OUEDRAOGO qui avait mis en ballotage le président sortant Sangoulé LAMIZANA. C’est alors la deuxième élection présidentielle démocratique du pays, quand on sait dans quelles conditions, Maurice YAMEOGO avait été élu en 1958 comme Président de la République, ce qui lui permettait de devenir naturellement par la suite le père dela nation. Nous comprenons pourquoi il a été chassé du pouvoir en Janvier alors qu’il venait d’être réélu en octobre avec 99,7% soit à peine trois mois. Ne parlons pas de Blaise Compaoré, qui seul en lice, remportait en décembre 1991 sa victoire sans gloire ni honneur avec 25% des suffrages exprimés mais qui lui permettait d’asseoir sa démocratie tropicale.

Votre Excellence, vous serez le premier Président du Faso dans l’histoire du pays a félicité son prédécesseur pour le travail abattu. Jusque-là, tous les présidents qui se sont succédé se sont contentés de dénigrer leurs prédécesseurs (qu’ils ont parfois fait chuter) en les accablant de tous les maux d’Israël. Ainsi Michel KAFANDO félicité, rejoindra son champ avec le titre d’ancien Président du Faso et peut-être une décoration pour mission accomplie. Yacouba Isaac ZIDA, gardera son titre d’ancien Premier ministre, obtiendra peut -être le titre de général et se mettra à la disposition du chef d’Etat-major pour réaffectation puisque son régiment n’existe plus et son ancien camp a été bombardé. Ou peut-être prendra-t-il sa retraite anticipée.

Votre Excellence, vous serez le Président légitime de plus de dix sept millions de Burkinabé qui ont coalisé pour conquérir leur liberté et réclamer un changement radical dans la conduite des affaires publiques en vue de meilleures conditions de vie et de travail. Comme vous le saviez déjà, le chantier qui vous attend est très vaste et complexe. Vous avez à parachever la transition. Le peuple en boutant Blaise Compaoré et son système hors du Faso a déjà élaboré son programme. Il entend choisir le Président qui sera capable de le conduire à bon port.

Votre Excellence, le peuple révolutionnaire du Burkina Faso attend un Président ‘’6 Etoiles’’ (P.6E). Ce n’est pas un concept de mode. En fait, le nouveau Burkina dont nous rêvons tous et que vous aurez la charge de créer, est un Burkina avec les piliers suivants : un Etat responsable, une Education adaptée, une Economique performante, la disponibilité des Emplois, l’Equité et l’Eveil des consciences. Toutes ces six étoiles doivent briller simultanément pour illuminer le Burkina Nouveau.

Votre Excellence, Blaise Compaoré avait répliqué à Barack Obama qui réclamait des institutions fortes, qu’il fallait des hommes forts pour créer des institutions fortes. Je suis pour un homme fort à la tête de notre pays. Pas un homme fort dans le sens de COMPAORE mais un homme fort dans le sens de SANKARA. Un homme fort dans le sens de SANKARA est celui-là, qui est prêt à tout sacrifier, même sa vie pour le bien de son peuple. Un homme fort dans le sens de COMPAORE, est celui-là, qui est prêt à tout sacrifier, même son peuple pour se composer une belle vie.
Votre Excellence, en 1987 quand Blaise COMPAORE usurpait le pouvoir, c’était encore un homme modeste et peut-être honnête. Avec son grade de capitaine, après avoir été ministre pendant quatre années et n°2 du CNR, il avait
- biens mobiliers : un salon complet, une table à manger avec six chaises, une armoire, un lit, une cuisinière le tout acquis en 1980 ; une chaine de musique (1978), un poste téléviseur couleur, trois postes radio dont deux avec possibilité d’utilisation de casettes, de la vaisselle, des vêtements divers ;
- biens immobiliers : un terrain de 735 m² PG lot 53 acquis en 1973 par le père à Ziniaré sur lequel il ya un investissement d’une maison en terre et une autre en parpaings ; un terrain de 312 m² PKI, 2 lot 366 au secteur 8, hérité du père et cédé à un frère ;
- moyens de transport : néant car la voiture qu’il possédait a été accidentée depuis 1983 et hors d’usage ;
- revenus : Salaire net mensuel : 187 278F CFA ;
- compte BIB créditeur de 254 342 FCFA ; Pas de bétail, pas d’action, une montre de valeur reçue en cadeau de mariage ; Et comme charge, il avait : un enfant, deux sœurs et un frère. (Sidwaya n° 738 du mercredi 25 mars 1987, cité par Independent N° 275 du 15 décembre 1988, P3).
Une déclaration de biens honnête et détaillée. A mon avis, rien d’anormal, C’était un Révolutionnaire. Cependant il était plus nanti que son mentor, Thomas SANKARA. Certains ont eu l’écho de ces fameux 1000 F sollicités à un proche, afin de se payer le nécessaire pour le petit déjeuner en grande famille. SANKARA a laissé comme héritage sa maisonnette, son vélo de course et sa guitare. Très respectueux des biens publics, il est décédé pauvre. Quant à Blaise Compaoré, à la tête du pays pendant vingt-sept ans, on ne saura jamais combien il a pu engranger. Déjà en 1991 « la déclaration écrite (de ses biens) a été recueillie sous pli fermé et rangée dans un coffre fort, selon le président de la cour suprême de l’époque », donc inaccessible. (Independent n°275 du décembre 1998)
Votre Excellence, le peuple Burkinabè souhaite avoir un président qui ne confond pas les caisses de l’Etat à sa poche, un président qui ne considère pas l’Etat comme une vache à lait pour sa famille et son parti politique.
Votre Excellence, le peuple Burkinabé a appris maintenant à regarder dans la bouche de celui qui décortique les arachides produits par l’ensemble de ses filles et de ses fils. Sous l’ancien régime et pendant vingt trois ans (1991 à 2014), nos élites politiques nous ont habitués à un scénario très simple. A chaque élection, elles viennent solliciter le peuple à les aider à monter dans l’arbre fruitier (le pouvoir). Une fois dans l’arbre, elles consomment à volonté les fruits en larguant le peuple en bas qui a les yeux rivés sur elles. Et si le peuple à bout d’impatience manifeste son mécontentement, elles laissent tomber tout juste quelques morceaux (augmentation de salaire de 4% ou 5%, baisse temporaire des prix de quelques produits de grande consommation, boutiques témoins…). C’est ainsi qu’on contente le bébé pleurnichard, tout juste avec quelques bonbons. Certains pensionnaires de l’arbre fruitiers, tellement rassasiés, permettez-moi l’expression, défèquent sur le peuple. Combien de Burkinabé ont été victimes des agissements de ces nouveaux riches ou plutôt de ces anciens pauvres ? Nul ne saura les dénombrer.
Votre Excellence, par la mauvaise gestion du pouvoir, la société Burkinabé s’est retrouvée diviser et partager entre deux types d’hommes que vous aurez la charge de réconcilier. Voici, ci-contre, l’image de la société burkinabè léguée par le pouvoir de la IVème République :

Cette situation est le produit de la mauvaise gouvernance, de la corruption, de la démagogie, du favoritisme, des détournements des deniers publics, du copinage et j’en passe.

Votre Excellence, la majorité du peuple Burkinabé, espère de vous l’intégrité, l’humilité, l’honnêteté le « Burkindi », des valeurs que Thomas SANKARA avait incarné. C’est pourquoi en le tuant, on lui a permis de vivre à jamais dans le temps et dans l’espace. Nous espérons que l’équité sera le principe de base de votre gouvernance. Dans un Etat démocratique, l’équité doit être la valeur cardinale, l’un des piliers de votre gouvernance.
Votre Excellence, nous espérons l’amaigrissement du train de vie de l’Etat sous votre mandat. Le niveau de vie de l’Etat doit refléter celle de son peuple. Nous ne souhaitons pas ces types de gouvernants vampires qui ne viennent au pouvoir que pour piller les caisses et abuser du bien public. Sur ce point on s’attendait mieux de la part de la Transition, mais grand fut notre étonnement et notre déception quand nos députés choisis par cooptation étaient prêts à empocher chacun plus d’un million par mois comme émolument et autres ingrédients. Louons la vigilance du peuple dans cette affaire. Mais que dire du train de vie des membres du gouvernement ? Rien, puisqu’ils sont venus trouver les caisses vides et il ne restait tout juste le peu pour se payer peut-être des V8 et des petites commodités. Au peuple de serrer la ceinture et de patienter. D’ailleurs n’avons-nous pas eu une réduction de 25F puis de 30F sur le litre du carburant !! Les seuls dividendes depuis le départ de COMPAORE. Oui, il y a aussi la paix, une paix étranglée par la misère.

Votre Excellence, en ce 21ème siècle, en tant que Président, vous serez en partie responsable du décès de toute femme qui meure en couche parce que le centre de santé le plus proche se trouve à quinze kilomètres de sa localité. C’est pour vous dire que les questions de santé et de l’eau potable ne seront pas à négocier

Votre Excellence, un Etat responsable suppose des institutions fortes. La première institution sur laquelle le peuple à l’œil est la Justice. Presque à la solde de l’ancien régime pendant longtemps, vous aurez la lourde charge de la rendre crédible et accessible. Sur ce chantier le peuple avait fondé son espoir sur le pouvoir de la transition. Un espoir qui s’est fondu sous le soleil de la déception. En effet après les Etats généraux de la justice, on n’a rien vu. Les vieux dossiers continuent de moisir dans les tiroirs. Les nouveaux dossiers auxquels on s’attendait n’ont pas encore étés constitués. J’espère bien me tromper. « Malheureusement, (…) la justice tarde à faire la lumière sur les tueries et autres atteintes aux droits humains commis lors de l’insurrection. Dans la plupart des cas, aucune information n’est disponible sur l’ouverture d’informations judiciaires » (MBDHP, situation des droits humains au Burkina depuis l’insurrection populaire : octobre 2014-avril 2015
Au lieu d’ouvrir une enquête et situer les responsabilités, les autorités de la transition se sont contentés d’envoyer aux parents des victimes de ridicules sacs de riz, de maïs ou de sorgho et de bidons d’huile. Pourtant le Premier ministre Yacouba Isaac ZIDA nous avait rassuré le 13 décembre 2014 : « le message est très clair : le peuple veut la justice. Alors je puis vous rassurer que la justice sera rendue au camarade Norbert ZONGO. Justice sera rendue à tous ceux qui sont tombés sous les balles assassines du Président Blaise COMPAORE. Nous allons y travailler ».Nous attendons toujours les résultats à ses travaux.
Il a fallu attendre le coup maladroit du Général Diéndieré, ce roi qui craignait de perdre son royaume, pour que les autorités de la transition commencent à s’agiter sérieusement pour la justice aux décédés de l’insurrection et aux victimes de la résistance. Avaient-elles autant peur du royaume de Dienderé ou existait-il des liens incestueux entre eux ? Je ne sais rien. Parfois je ne demande si certains membres de la transition qui rentrent chez eux le soir, après une journée de labeur, caressant joyeusement leurs enfants et se mettant à table se souviennent qu’il a fallu que certains burkinabè perdent leur vie et d’autres handicapés à jamais pour que eux, puissent servir l’Etat et peut-être se servir. Si c’était le cas, la justice serait une priorité au Burkina Faso.
Votre Excellence, un Etat responsable suppose un Etat sécurisé. La sécurité intérieure depuis le coup d’Etat de Dienderé est de plus ou moins un acquis. Avant ce coup, la course poursuite entre le Premier ministre et le RSP ne promettait pas de lendemain meilleur. La transition a voulu manager le RSP comme une bombe à retardement pour le remettre au nouveau pouvoir, heureusement qu’il a éclaté entre ses mains l’obligeant à engager ses responsabilités. En Afrique, par sagesse quand on frappe à mort un serpent, on prend toujours le soin de couper sa tête et de l’éloigner du reste du corps pour s’assurer qu’il ne représentera plus un danger. Comment pouvait-on espérer la sécurité quand on sait que le serpent blessé est encore plus dangereux : Heureusement que Diendere a opéré un hara-kiri qui a favorisé la disparition du RSP. On se demande toujours comment un général si hautain ait pu tomber si bas ? C’est certainement l’effet de la malédiction originelle. Son mentor Blaise Compaoré avait aussi refusé de sortir par la porte dorée qui s’ouvrait à lui pour négocier après une minuscule fenêtre pour fuir. C’était aussi les effets de la malédiction originelle. Depuis la fameuse « diénderiose » on constate la présence des forces de sécurité sur bon nombre de nos axes routiers. Nous espérons que cette présence sera renforcée et maintenue pour longtemps. Nous suppose aussi qu’il sera de même pour le renseignement, car aucun pays n’est à l’abri de la menace Djihadiste, ces avocats défenseurs de Dieu. Comme des charognards, ils s’acharnent surtout sur les Etats en déclin ou sans autorité étatique : Syrie, Libye Mali… C’est pourquoi l’autorité de l’Etat doit être restaurée.

Votre Excellence, chaque société conçoit l’éducation en fonction de ses besoins. Sous votre mandat la deuxième étoile qui doit briller doit être une éducation adaptée. Depuis le néolithique, il ya environ dix mille ans l’homme dans son évolution a abouti à la différentiation des métiers et des activités. L’éducation familiale assurait la formation de l’individu et son intégration dans la société : C’est pourquoi dans beaucoup de sociétés Africaines, la notion de chômage n’existait pas. Ce sont les colonisateurs qui ont instauré les établissements scolaires afin de produire des assimilés et des auxiliaires pour soutenir l’administration coloniale. Après les indépendantes, C’est l’Etat qui remplace l’administration coloniale. Ainsi chaque enfant qui va à l’école espère travailler dans la fonction publique. Et l’école, de la classe de CP1 à l’université continue toujours de former des citoyens qui ne savent que bien penser et bien parler en français. Avec une population composée de plus de 56% de jeunes (0-19ans), nos écoles deviennent de plus en plus des laboratoires de fabrication de chômeurs. Le chômage est le cauchemar de François Hollande et nous continuons à suivre aveuglement le système français. Si rien n’est fait, cette école classique nous conduit vers l’impasse. Et si révolution, il y aura, elle viendra des jeunes chômeurs. Il faudra la réforme de l’école. L’école classique a montré ses limites dans la valorisation et l’intégration de l’individu en occident. Or nous sommes sur les mêmes traces. Sommes-nous vraiment obligés de tomber dans le même trou que nos colonisateurs après une cinquantaine d’années d’indépendance ? Je pense que l’expression de notre indépendance passe par la réforme de l’école pour l’adapter au besoin de la société. L’école doit être professionnalisant. Après le français fondamental du primaire, l’élève doit avoir le choix dès le post-primaire, de choisir l’élevage l’agriculture, tout autre métier prévu dans le programme ou simplement poursuivre le cycle classique. L’école doit absolument aboutir à un emploi.
Votre Excellence, la question de l’emploi est une question de survie. La Fonction Publique est la cible privilégiée de tous ceux qui ont un diplôme. L’Etat est le plus gros employeur et il est aujourd’hui saturé. Jusque-là, les mesures prises pour créer des emplois n’ont rien résolu. Et le taux de chômage même, s’il n’y a pas encore des études sérieuses dans le domaine, augmente de jour en jour. La solution à court et moyen terme réside dans la création de micro-projets bien ficelés avec des promoteurs bien formés et bien encadrés. Il faudra donc un programme national bien défini et verni de transparence. A long terme, il faudra la réforme du système scolaire. On n’a pas besoin de concours pour former des techniciens en élevage ou en agriculture,tout doit s’apprendre à l’école si elle est adaptée au besoin de la société.

Votre excellence, les questions de l’emploi, de l’éducation et de l’économie sont intimement liées et s’influencent mutuellement. En amont si le pays développe une éducation adaptée, en aval on peut espérer une économie performante. La stabilité du pays dans les vingt ans à venir dépendra de la capacité de la création d’emploi et de l’absorption du chômage. C’est pourquoi, il sera urgent de mettre rapidement en place des stratégies d’autonomisation des jeunes et des femmes qui constituent la frange majorité mais aussi la frange la plus brimée et la plus marginalisée des systèmes de production d’économie au pays.

Votre excellence, parlons d’économie, le nerf de la guerre. Le Burkina Faso est placé parmi les pays pauvres très endettés (PPTE). Cette image ne nous honore pas. Le peuple burkinabé ne vous demande pas de transformer le Burkina en un paradis économique, le peuple burkinabé souhaite que son pays ne soit plus un enfer économique. Pour y arriver, vous avez certainement une idée en tête. Il est utopique de parler de développement devant un peuple affamé. La première préoccupation sera donc la promotion de l’agriculture. On a du mal à faire la différence entre un paysan burkinabé et un paysan au néolithique en dehors du fait que sa daba est en fer au lieu du bois de l’os ou de la pierre polie du néolithique. La promotion de l’agriculture passe par le renforcement de la technicité des producteurs, la mécanisation, la maitrise de l’eau, le renforcement de la capacité financière, de la capacité de transformation et la valorisation des prix de vente. L’amélioration des outils agricoles peut favoriser la baisse de la natalité (ce mal latent) puisque le besoin de la main d’œuvre va chuter. J’ose espérer que vous allez nous épargner des manifestations folkloriques et budgétivores comme la journée nationale du pays. Ou s’il faut la maintenir, elle doit être quinquennale : en début de mandat, vous déclinez votre programme par rapport à ce secteur et en fin de mandat, vous faites le bilan de vos actions et vous dégagez les perspectives. Et si l’école venait à être reformée, il faudra que la question foncière soit résolue afin que les milliers de jeunes qui s’intéresseront à la terre puissent investir en toute sécurité.

Votre excellence, on se demande toujours pourquoi l’élevage n’est toujours pas mis en contribution pour la création d’emploi. On continue toujours de pratiquer l’élevage extensif avec des variétés peu rentables et exportées sur pieds. La volaille qui aurait pu prendre son envol est aussi minée par des projets sans lendemain.

Votre excellence, depuis le fameux programme d’ajustement structurel (PAS), le secteur industriel est malade et meure à petit feu. Et pour causes, entre autres des privatisations aux odeurs de braderie ou de détournement, un marché intérieur envahi par des produits importés, la fraude, l’absence de politique industrielle cohérente, (le cas de la SN SOSUCO illustre bien ce manque de vision politique industrielle). Pourtant, il faut de la vision et des ambitions pour développer un pays. Prenons par exemple le secteur textile ; si l’Etat décidait que tous les élèves et tous les corps habillés devaient désormais s’habiller avec le coton burkinabé, tissé à Fasotex, et si l’Etat décidait que lors des grandes manifestations telles que la journée du 08 mars, c’est le pagne burkinabé qui sera en vogue, à mon humble avis, le textile ne souffrira plus.

Votre excellence, le professeur Laurent BADO, que j’aime bien, a longtemps proposé L’actionnariat public qui consiste à créer des entreprises avec un grand nombre d’actionnaires locaux. Pourquoi ne pas tenter d’expérience ? On pourrait par exemple créer une industrie d’engrais avec des paysans comme actionnaires majoritaires ou encore des industries de transformation de légumes avec les femmes comme actionnaires.

Votre excellence, le Burkina Faso est un pays minier et le peuple attend toujours les dividendes de l’or. Il s’inquiète aussi du désordre et des effets néfastes que crée l’orpaillage.

Votre excellence, nous espérons qu’en voulant présider à la destinée de notre pays et surtout booster son économie, vous avez déjà peaufiné votre stratégie contre les délestages intempestives et contre le noir dans lequel baigne encore le milieu rural.

Votre excellence, la sixième étoile que nous espérons voir briller sous votre mandat est l’éveil de conscience. Comme sous la révolution le peuple burkinabé aimerait revivre la ferveur, la joie de vivre et d’appartenir à une nation libre et fière. Apprendre au peuple à compter sur ses propres forces est la solution pour le patriotisme économique.

Votre excellence, dès votre investiture, le peuple souhaite avoir à ses dispositions votre programme réel, débarrassé des promesses électoralistes. Tous les candidats nous ont promis ciel et terre pendant la campagne électorale. Nous n’aurons peut-être pas l’occasion de démentir les promesses pompeuses des autres comme le notait bien “indépendant’’ « voici les temps des campagnes électorales, voici les temps de démagogie ». (n°548 du 9 mars2004 p8). Mais vous qui avez eu l’onction du peuple, avez un devoir de résultat. Dès votre investiture, nous souhaitons que vous conjuguiez cette petite phrase au passé « les caisses de l’Etat sont vides » Nous souhaitons aussi que vous attaquez de front les problèmes, en nous épargnant des nombres colloques, symposiums, ateliers, séminaires et autres rencontres budgétivores qui produisent peu de résultats.

Votre Excellence, le peuple attend le bilan de vos actions par an, en fonction de votre programme quinquennal. C’est sur la base de ces résultats qu’il décidera de vous accorder ou pas un second mandat.

Votre Excellence, bon vent à vous pour les cinq ans à venir. Le peuple a le chrono et les feuilles de note.
Vive le peuple burkinabè, vive la démocratie et la liberté d’expression !

KIEBRE Mahamoudou,
Professeur certifié d’histoire géographie des lycées et collèges
kebrosson@yahoo.fr

Vos commentaires

  • Le 27 novembre 2015 à 06:46 En réponse à : Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le futur Président démocratiquement élu du Burkina Faso

    Tres propre. Rien a dire. Je valide

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  • Le 27 novembre 2015 à 07:21, par Papa En réponse à : Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le futur Président démocratiquement élu du Burkina Faso

    Mr Kiebre’ votre appel au futur president est legitime et en meme temps un avertissement mais, esperons que ce ne soit une preche dans le desert . Moi en tant que citoyen Burkinabe sans etre pessimiste je vous donne la garantie que vous serez surpris de la montee’ en puissance de nouveaux riches dans notre Faso .Tous ces vouvouzelas q’on nous sert dans les campagnes et meetings ne sont rien d,autre que de l’arnaque pour acceder a kosyam .A, nouveau regime ,nouveaux voleurs , c,est ca le Burkina-Faso des hommes dits integres.

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  • Le 27 novembre 2015 à 08:43 En réponse à : Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le futur Président démocratiquement élu du Burkina Faso

    Très bonne analyse, vraiment c’est ce que nous attendons du futur président. Nous avons tous nos stylos rouges en main pour noter le futur Président du Faso.

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  • Le 27 novembre 2015 à 09:01, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le futur Président démocratiquement élu du Burkina Faso

    - KIÉBRÉ, félicitation pour ton écrit. Et j’aimerais exceptionnellement ajouter une 7ème étoile aux 6 que tu proposes : Une justice réhabilitée et soucieuse d’équité débarassée des juges pourris et gangrenés. Parce que BLAISE fut ministre de la justice et c’est depuis ce temps que la justice s’est putréfiée dans ce pays !

    - KIÉBRÉ c’est aussi l’occasion pour moi de te dire en tant qu’historien qu’on ne vous entend pas du tout !

    Vous historiens, vous êtes trop silencieux à mon goût ! Pour moi, c’est maintenant qu’il faille que vous dites quelque chose sur l’histoire de ce pays et nous rappelez certains fait historiques, certaines étapes importantes de la vie de cette nation ! Mais non, vous êtes tous muets comme des carpes.

    Par exemple le MORO NAABA a été plusieurs fois sollicité pour gérer des crises ! On a besoin de savoir quelque chose d’historique sur son rôle dans la société, la stabilité de la société, l’étendue de sa force morale, etc. et si dans le passé il y a eu des faits pareils avec d’autres MORO NAABA et les circonstances, et est-ce que dans les autres sociétés non mossis du Burkina s’il y a eu des cas pareils, par exemple GUIMBI OUATTARA, L’IMAM SAKIDI, TIEFO AMORO, les EMIRS du Liptako, les BEROS (Chefs) des Gourmantchés.

    L’insurrection a eu lieu, mais est-ce la seule insurrection qui aeu lieu dans ce pays ? On veut savoir ! La révolte des bwabas conte le colon ! Nous avons soif de savoir, et les enfants du Burkina ont besoin de connaitre l’histoire de leurs grands-parents et ancêtres ! Historiens, aidez-nous s’il vous plait à informer notre progéniture sur notre histoire. Même s’il y eut des moments ou dans l’histoire nos devanciers ont été lâches, il faut le dire car on veut savoir tout. Alors dites-nous tout !

    Mais de tout ceci, rien ! Vous ne nous en parlez pas alors que chaque jour que Dieu fait ce sont des hommes de droit Constitutionnels qui nous pompent l’air à longueur de journée avec leurs lithanies théoriques en occupant tous l’espace médiatiques (radios, télés, etc.) tout en se contredisant même le plus souvent !

    Il y a eu plusieurs élections dans ce pays, et on a besoin de savoir quelque chose sur elles dans ce pays, et on a même besoin de savoir quel politiciens a lancé quelles piques à qui, etc. On veut le savoir pour nous délecter.

    - Hitoriens, mettez-vous à la tâche ! Si vous ne faites pas briller votre étoile, personne ne le fera pour vous. C’est l’occasion de vous donner de la valeur aux yeux du peuple et faire envier votre corps professionnel par la jeunesse et le peuple, de le valoriser même ! Et en celà KIEBER, tu viens de donner le TOP départ à mon avis ! Organisez-vous maintenant !

    Merci à vous tous historiens de ce pays car moi je vous considère comme des bibliothèques vivantes.

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 27 novembre 2015 à 09:12, par Elmagnifico En réponse à : Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le futur Président démocratiquement élu du Burkina Faso

    KIEBRE Mahamoudou, vous êtes un digne fils ! Vous avez ébauché le nécessaire. Tout homme sincère qui lit votre message se dit : Merci mon Dieu ! Il y a encore des hommes lucides au Burkina Faso.
    Des hommes de votre trempe - je ne connais pas votre âge, peu importe - doivent servir de tremplin pour le décollage économique de notre pays. Pour un professeur d’histoire/géographie votre vision ne m’étonne pas car au lycée Bogodogo courant 1983-1985 nous avions un professeur d’histoire/géographie qui savait captiver l’attention de toute la classe tant il avait une maitrise géostratégique et historique de la vie nationale et une vision globale du monde et de la diplomatie. Le futur président doit s’attacher les services de toutes les compétences en place au Faso pour sortir notre patrie de la misère. Il le faut absolument et maintenant si non demain sera trop tard !
    Certes, au regard des candidats en présence, chaque Burkinabè ayant sa préférence biologique, sympathique, soit par copinage ou suivisme, nous sommes au tâtonnement et dans l’incertitude. Le 29 Novembre 2015 au soir et peut-être si les nouvelles technologies et la disponibilité des hommes en présence le permettent, dès le lendemain 30 Novembre nous aurons le visage du président. Que Dieu fasse qu’il soit un homme de poigne, rassembleur et intelligent pour concilier tout le monde et mener le Burkina Faso sur les autoroutes de la paix, de l’unité et du développement.
    Merci Mr KIEBRE !

    Répondre à ce message

  • Le 27 novembre 2015 à 09:16, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le futur Président démocratiquement élu du Burkina Faso

    - HISTORIENS du Burkina Faso, ce que je dis est sincère et vient tout droit de mon coeur. Organisez-vous et racontez-nous l’histoire de notre pays. On est fatigué d’apprendre des choses à travers ’’Mémoires d’un Continent’’ de RFI.

    - Je suis sûr que vous serez fiers de votre corps et de vous-mêmes lorsque , après une émission à la télé sur une histoire du Burkina Faso, vous rentrez à la maison et que Madame et les enfants viennent vous entourez en vous racontant (ce que vous savez déjà car étant un des acteurs à la télé) tout en vous disant : ’’Papa, on vient de te voir à la télé !’’ et que Madame leur dise : ’’Les enfant laissez-le se reposer maintenant. Il est fatigué. Voilà de l’eau fraîche pour toi mon chéri’’. N’est-ce pas que c’est bon et ragaillardissant ?!

    - Je suis sûr que vous serez fiers de votre corps lorsque, après une émission à la télé sur une histoire du Burkina Faso, vous allez au maquis du coin et que des gens vous disent : ’’Mais ! On dirait que je vous voyais à la télé hier parler de l’hisoire de...C’était formidable !’’, et qu’une de vos connaissances vous voit et dise : ’’Hey ! Barman ! Il faut le servir-là ! fait vite !’’, et puis d’ajouter : ’’Mon type ! C’est comment ? Votre émission d’hier était très intéressante ! J’ai suivi de bout en bout ! Il nous manquait vraiment ce type d’émissions ! Voilà qui est mille fois meilleur que ces nombreux feuilletons brésiliens à la noix qui gâtent nos enfants !’’.

    - Je suis sûr que vous serez fiers de votre corps lorsque, après une émission à la télé sur une histoire du Burkina Faso, et que le lendemain, vous rentrez en classe, sac à la main et que vos élèves ou étudiants vous disent : ’’Monsieur, hier on a suivi à la télé l’histoire de... que vous avez animée. C’était intéressant et on a appris beaucoup de choses !’’.

    Merci chers historiens, et je compte sur vous.

    Par Kôrô Yamyélé

    Répondre à ce message

  • Le 27 novembre 2015 à 09:16, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le futur Président démocratiquement élu du Burkina Faso

    - HISTORIENS du Burkina Faso, ce que je dis est sincère et vient tout droit de mon coeur. Organisez-vous et racontez-nous l’histoire de notre pays. On est fatigué d’apprendre des choses à travers ’’Mémoires d’un Continent’’ de RFI.

    - Je suis sûr que vous serez fiers de votre corps et de vous-mêmes lorsque , après une émission à la télé sur une histoire du Burkina Faso, vous rentrez à la maison et que Madame et les enfants viennent vous entourez en vous racontant (ce que vous savez déjà car étant un des acteurs à la télé) tout en vous disant : ’’Papa, on vient de te voir à la télé !’’ et que Madame leur dise : ’’Les enfant laissez-le se reposer maintenant. Il est fatigué. Voilà de l’eau fraîche pour toi mon chéri’’. N’est-ce pas que c’est bon et ragaillardissant ?!

    - Je suis sûr que vous serez fiers de votre corps lorsque, après une émission à la télé sur une histoire du Burkina Faso, vous allez au maquis du coin et que des gens vous disent : ’’Mais ! On dirait que je vous voyais à la télé hier parler de l’hisoire de...C’était formidable !’’, et qu’une de vos connaissances vous voit et dise : ’’Hey ! Barman ! Il faut le servir-là ! fait vite !’’, et puis d’ajouter : ’’Mon type ! C’est comment ? Votre émission d’hier était très intéressante ! J’ai suivi de bout en bout ! Il nous manquait vraiment ce type d’émissions ! Voilà qui est mille fois meilleur que ces nombreux feuilletons brésiliens à la noix qui gâtent nos enfants !’’.

    - Je suis sûr que vous serez fiers de votre corps lorsque, après une émission à la télé sur une histoire du Burkina Faso, et que le lendemain, vous rentrez en classe, sac à la main et que vos élèves ou étudiants vous disent : ’’Monsieur, hier on a suivi à la télé l’histoire de... que vous avez animée. C’était intéressant et on a appris beaucoup de choses !’’.

    Merci chers historiens, et je compte sur vous.

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 27 novembre 2015 à 09:45, par Jonassan En réponse à : Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le futur Président démocratiquement élu du Burkina Faso

    Malheureusement tu ne figures pas sur la liste des candidats sinon je t’aurais voté parce que ton programme est limpide, responsable et réalisable. Ceux qui lorgnent sur l’absence de chiffres sont des idiots qui s’ignorent. La réalité n’est pas dénombrable par leur arithmétique et le qualitatif est le summum de l’approche rationnelle, celui que les sciences cherchent à atteindre. Un bon quantitatif (des calculs qui tombent justes) adossé à un mauvais qualitatif vous conduit tout droit à la déchéance.

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  • Le 27 novembre 2015 à 09:47, par Moussa OUEDRAOGO En réponse à : Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le futur Président démocratiquement élu du Burkina Faso

    WAOUH, POUR UN PROGRAMME PRÉSIDENTIEL, ON EN DEMANDAIT PAS MIEUX. JE SUIS SANS VOIX. A L’INVESTITURE DU FUTUR PRÉSIDENT IL FAUT ALLER LUI REMETTRE MAIN A MAIN.

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  • Le 27 novembre 2015 à 09:59, par A appliquer En réponse à : Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le futur Président démocratiquement élu du Burkina Faso

    J’ espère que ces paroles ne vont pas dans tomber dans les oreilles d’un sourd. A bon entendeur ! salut !

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  • Le 27 novembre 2015 à 10:00, par Tapsoba R(de H) En réponse à : Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le futur Président démocratiquement élu du Burkina Faso

    Ça ressemble à une synthèse des projets des différents candidats.

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  • Le 27 novembre 2015 à 10:06, par youserssif En réponse à : Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le futur Président démocratiquement élu du Burkina Faso

    Eh bien mon professeur vous êtes un bel exemple pour notre système éducatif. votre plume est d’une clarté et d’une évidence indéniable. Elle ne souffre d’aucune ambiguïté. Que le nouveau locataire de kosyam sache que le peuple burkinabè ne demande pas plus que ça.Nos attentes sont multiples et multiformes ; Il est encore temps pour les candidats qui n’ont pas de solutions appropriées à nos équations de rendre le tablier. sinon il aura le peuple devant lui.
    A bon entendeur, salut !

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  • Le 27 novembre 2015 à 10:08 En réponse à : Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le futur Président démocratiquement élu du Burkina Faso

    bravo pour cette analyse M. KIEBRE. elle est cohérente et limpide. j’ai été votre élève entre 2005 et 2006. j’ai du respect pour vous. j’ose espérer que vos mots ne tomberons pas dans l’oreille d’un sourd. mes respects a vous professeur.

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  • Le 27 novembre 2015 à 10:38 En réponse à : Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le futur Président démocratiquement élu du Burkina Faso

    Ces genres de lettres, il faut attendre, le président élu pour l’écrire.
    presentement, les candidats n’ont pas le temps de lire et ces messages n’ont vont pas réapparaître.

    Il serait plus sage, avant que l’élu ne prete serment, d’envoyer ce message, si possible le faire parvenir

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  • Le 27 novembre 2015 à 11:16, par lavaillante En réponse à : Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le futur Président démocratiquement élu du Burkina Faso

    Bonjour Professeur
    Merci pour cet écrit qui est très profond, clair et sans ambigüité.
    Que chaque burkinabè ait le courage de lire ces quelques mots pour ne pas se laisser tromper sur le choix du futur président qui prendra les reines de notre pays qui nous est cher !!!

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  • Le 27 novembre 2015 à 12:01, par ka En réponse à : Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le futur Président démocratiquement élu du Burkina Faso

    Je confirme : Que cela soit écrit et réalisé par le futur président. Faisons tous, pour que la doléance de KIEBRE soit une bible de chevet au futur locataire de KOSSYAM, sans oublié la recommandation de mon ami Körö concernant la justice équitable pour tous.

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  • Le 27 novembre 2015 à 13:10, par compaore En réponse à : Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le futur Président démocratiquement élu du Burkina Faso

    tout d’abord mes félicitations pour cette brillante réflexion.mais sache que aussi riche que soit ce écrit ;il pourra pas ouvrir l’oeil de quelqu’un avide du pouvoir ;car le pouvoir c’est comme l’amour sa aveugle.je crois les organisations de la société civile a travers le grand peuple doivent apres les élection s’unirent pour ce faire entendre et paré a toute dérive du future gouvernement.en disant tout simplement non a l’injustice,a la corruption,a la gabegie.................

    Répondre à ce message

  • Le 27 novembre 2015 à 13:42, par Le Peuple debout En réponse à : Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le futur Président démocratiquement élu du Burkina Faso

    Félicitation Mr Kiebre pour cette brillante lettre qui comporte les aspiration profondes de notre Peuple . Vous etes un exemple d’éducateur formateur et je vous en félicite . Ceci étant cette lettre doit etre effectivement appréhender par les candidats vendeurs d’illusion pour qu’ils sachent que le temps des tergiversation et autres lib libs est passé. Nous attendons que tous ces problèmes évoqués soient résolus.

    Répondre à ce message

  • Le 27 novembre 2015 à 15:03, par Burkinabè En réponse à : Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le futur Président démocratiquement élu du Burkina Faso

    Bonsoir M KIEBRE je vous assure que c’est ma première fois de commenter un écrit ; car même sur Facebook j’ai un compte mais je n’est commenté qu’une seule publication.Et cela juste pour vous dire bravo pour cette belle analyse,digne de votre rang.Si vraiment le nouveau président pouvait effectivement prendre en compte votre vision parfaite, (oserais-je insinuer) de notre chère patrie le Burkina Faso, le peuple lui serais très reconnaissant.Mais espérons qu’ il existera ce prochain président parfait avec un esprit du Sankarisme, qui essayera de mettre en application ces 6E que vous avez si bien décrit, parmi ces 14 candidats.Ils déploient leurs intelligences,visions et stratégies rien que pour séduire l’électorat. Mes Chers compatriotes du pays des hommes intègres dites moi pourquoi il est si difficile voire impossible de trouver de nos jours des dirigeants intègres ?

    Que Dieu Bénisse le Burkina Faso !

    Répondre à ce message

  • Le 27 novembre 2015 à 15:08, par Jonassan En réponse à : Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le futur Président démocratiquement élu du Burkina Faso

    No 13 ; s’il attend pour écrire on dira que c’est parce qu’il est contre le nouveau élu qu’il parle ainsi. Et des gens ainsi y’en aura ; donc c’est pour conforter son objectivité qu’il écrit actuellement sans savoir qui sera le destinataire en dehors du fait que ce sera le président élu.

    Répondre à ce message

  • Le 27 novembre 2015 à 16:49 En réponse à : Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le futur Président démocratiquement élu du Burkina Faso

    Bonjour,

    MERCI Mr KIEBRE pour votre contribution. Je crois que chacun doit effectivement apporter sa contribution pour conduire le futur Présidence à la réussite.

    Je crois également que lui aussi sera attentif à ceux qui vont lui donner de bons conseils comme vous.
    Il devrait à mon sens travailler avec tous ceux qui ont le potentiel sans distinction de partis, d’ethnies, de sexes et de religions. Il devrait miser sur la compétence, la sagesse et l’intégrité dans la composition de ses équipes...

    J’ai relevé des passages dans l’écrits, sur lesquels je continue de me poser des questions.

    Il s’agit notamment du grade de Général au "Lieutenant Colonel Yacouba Izaac ZIDA".
    Je me demande quel service il a rendu au peuple Burkinabè pour mériter de sauter des grades pour atteindre le sommet.
    Si je ne me trompe pas, il nous a été imposé Président par le RSP ; n’eut été la forte pression de la rue et de l’international, ca m’étonnerait qu’il rende le tablier. La preuve est qu’il a tenu a resté dans le milieu.
    Et s’il devait rester au pouvoir, avec du poids, son régime allait être bizarre avec les nominations d’ami et de frères d’églises dont il avait déjà commencé.
    NB : je ne suis pas militaire mais je crois qu’il faut laisser les gens travailler et avancer normalement sans complaisance. Il ne faut pas qu’en voulant faire des faveurs à certaines personnes, on brime d’autres ou qu’on crée des situations de préjudices à des promotions. Nos soldats au Mali et d’ailleurs pour le maintien de la paix y sont pour le compte du Burkina. Ne rendent-ils pas service à notre pays ? Il y en a même qui y sont morts. Ceux qui reviendront auront-ils deux ou trois grades en plus, pour service rendu au Burkina ? Soyons juste car une Armé a besoin d’une harmonie très forte pour être loyaliste.
    Actuellement, dans certaines structures, il y a des cas de préjudices créées à des promotions qui mettent très mal à l’aise celles-ci.

    Pour ce qui des salaires des députés du CNT, c’est parque l’on a su que l’on a pu critiquer. Pour les ministres on a rien su.
    La gestion de l’équipe de la transition ne me semble pas transparente. Je suis apparemment plus déçu que beaucoup d’autres.
    En effet, la "vie chère y est restée" pendant que la transition a trouvé beaucoup d’argent pour les politiciens pour battre campagne. Nous avons pourtant certains blessés de l’insurrection qui continuent de circuler avec les bales perdues dans la chair faute de manque de prise en charge...

    A travers ce j’observe dans la campagne électorale, je m’inquiète beaucoup si le MPP passait.
    En effet, voilà un parti qui fait ce qu’il veut et les Autorités de la transition observent sans rien dire.
    La loi interdit la distribution d’argent mais le MPP est entrain de distribuer beaucoup d’argent dans les provinces, même à Ouaga. Des tee-shirts de couleur orange également ainsi que des casquettes etc.
    On interdit certaines pratiques et vous le faites quand même. S’il arrivait que vous accédez à la Présidence, le désordre et l’injustice risquerait d’être pire qu’avant.

    Au vu des évènements, je dirais que notre pays est béni et je crois en la miséricorde de Dieu pour nous donner un président qui répondra à nos attentes citées par Mr KIEBRE.

    Répondre à ce message

  • Le 27 novembre 2015 à 17:59, par SANKARA En réponse à : Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le futur Président démocratiquement élu du Burkina Faso

    Bonjour Professeur,
    J’admire votre courage , vous avez dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas
    seulement par manque de courage personne n’a osé, bravo, cette lettre est la
    bienvenue , il ne faut jamais attendre pour faire demain ce que tu peux faire aujourd’hui
    tous les candidats devrons s’imprégner de ce discours pour préparer leur fauteuil
    car il y du boulot pour le future PRESIDENT.
    Vive notre cher pays.

    Répondre à ce message

  • Le 27 novembre 2015 à 18:47 En réponse à : Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le futur Président démocratiquement élu du Burkina Faso

    Felicitations pour la clarté du message et l’effort . c’est du temps mis mais pas pour rien parce que qu’on a véritablement besoin de prise de positions courageuses de nos intellectuels.La Nation ne t’a pas formé pour rien contrairement à d’autres......... Dire la vérité sans passion comme le Pr Mahamadi Sawadogo, avec lucidité et esprit de suite.
    SANA

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