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Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Michel Kafando • • vendredi 28 novembre 2014 à 22h52min
Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

Après les nominations, les liquidations. Ce jeudi 27 novembre 2014, le président du Faso vient de mettre fin aux fonctions à la présidence du Faso de trois personnalités majeures : Gilbert Diendéré, chef d’état-major particulier ; Damo Justin Baro, conseiller spécial ; Djibrina Barry, secrétaire permanent du Conseil présidentiel pour l’investissement (CPI).

Dans l’organigramme de la présidence du Faso, version Compaoré, il y avait le directeur de cabinet (Mohamed Sanné Topan ; il a pris, le 22 janvier 2014, la suite d’Assimi Kouanda, ministre d’Etat, ministre chargé de mission à la présidence du Faso, et secrétaire exécutif national du CDP, parti présidentiel), le secrétaire général (Ibrahima Coulibaly) puis venaient le chef d’état-major particulier, le conseiller spécial et le secrétaire permanent du CPI. Ce sont donc trois des têtes du top 5 qui viennent de basculer. Et non des moindres.

Gilbert Diendéré était « l’ombre inséparable du chef de l’Etat »*. Depuis toujours. Il était l’adjoint du capitaine Blaise Compaoré alors commandant du Centre national d’entraînement commando (CNEC) de Pô. Il sera considéré comme « le bras armé des insurgés du 4 août 1983 », le « cinquième homme » de la révolution (les quatre autres étant Sankara, Lingani, Zongo – trois morts violentes – et Compaoré). On le considérera comme « l’un des acteurs de premier plan des événements du 15 octobre 1987 ».

Blaise à la tête de l’Etat, Diendéré sera le patron du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), commandant du CNEC, secrétaire chargé de la sécurité et de la défense au sein du comité exécutif, instance suprême du Front populaire. Il avait le grade de commandant quand il a été nommé chef d’état-major particulier du président du Faso, en… 1993.

Colonel, il fera un stage de dix-huit mois, en 2001, à l’Ecole de guerre de Paris. Il était aussi le patron des RG, de tous les RG, ayant l’œil sur la situation sécuritaire au Mali depuis sa « base » de Ouahigouya. On l’a vu, ces dernières années, filmé devant un hélico chaque fois qu’un otage « occidental » était récupéré grâce à une médiation burkinabè. Bref, un homme de terrain qui a la discrétion verrouillé au corps.

Pourtant, il s’est retrouvé sous les projecteurs au cours de l’été 2014 à la suite du crash du vol AH 5017 Ouaga-Alger. En tant que président d’un « Comité de crise » dont personne, au Burkina Faso, ne savait qu’il existait avant cela, qu’il avait en charge les problèmes de sécurité aéronautique (aviation civile), qu’il se réunissait régulièrement et mettait en œuvre des exercices de gestion de crise. On a vu le général Diendéré débouler sur les écrans, dialoguer avec la presse, avoir de la considération pour les uns, de la compassion pour les autres, sourire, expliquer, être grave quand il le fallait, didactique, pragmatique, clair, net et précis, acceptant les questions et… y répondant. Irréaliste.

La presse burkinabè en tirera la conclusion qu’il était ainsi préparé à prendre la suite de… Compaoré. Ce que son épouse, Fatou, femme d’affaires et femme politique (députée, membre du bureau exécutif du CDP), voyait d’un bon œil. On lui prêtait ce commentaire : « Si Blaise est là, pourquoi pas mon mari ? ». Blaise n’était plus là au soir du 31 octobre 2014, mais Diendéré tenait toujours bon. Patron du RSP, il sera considéré comme le « parrain » du colonel Zida, promu chef de l’Etat après qu’aient été balayés les généraux Kodio Lougué et Nabéré Honoré Traoré (ce dernier vient d’ailleurs d’être nommé Conseiller spécial du président du Faso).
Diendéré était bien plus qu’une tête d’affiche. L’alter ego de Blaise, « la face noire de leur commune inquiétude » pour paraphraser Georges Balandier.

Damo Justin Baro, tout autant discret que le puissant général est moins connu encore bien qu’ayant été ministre à… 30 ans. Né le 17 juillet 1952 à Nianaba, sous-préfecture de Toussiana (région entre Bobo-Dioulasso et Banfora, en pays Senoufo), cet inspecteur du Trésor va suivre les cours de l’Ecole primaire catholique de Toussiana (1959-1963) puis du Collège catholique de Tounouma (1963-1970) avant de rejoindre l’université de Poitiers (1970-1975) et l’Ecole nationale des services du Trésor à Paris (1975-1977).

Titulaire, par ailleurs, d’une maîtrise en droit des affaires obtenue en 1975, il va débuter comme chef du service des études et de la réglementation à la direction du Trésor avant d’être nommé chef du service chargé de l’inspection des postes comptables. Le 7 novembre 1982, un coup d’Etat militaire renversera le colonel Saye Zerbo et le Conseil provisoire de salut du peuple (CPSP), composé exclusivement de militaires, prendra le pouvoir. Jean-Baptiste Ouédraogo, médecin-commandant, sera nommé à la tête de l’Etat. Barro entrera dans le gouvernement le 26 novembre 1982 comme secrétaire d’Etat à l’Economie et aux Finances, chargé du Budget. Il restera en place jusqu’au 4 juin 1983.

Deux mois plus tard, jour pour jour, le 4 août 1983, Thomas Sankara s’empare du pouvoir. Barro se retrouve ministre des Finances, dès le 24 août 1983, puis des Ressources financières à compter du 3 août 1984. Il va être actif pendant la « Révolution » sans jamais occuper le devant de la scène (cf. LDD Burkina Faso 0104/Jeudi 26 janvier 2006). La « Rectification » mettra fin à son activité ministérielle. Et lui ouvrira les portes de la BCEAO. Quand Charles Konan Banny, appelé à être le premier ministre de la République de Côte d’Ivoire, va quitter le gouvernorat de la BCEAO, c’est Barro qui va hériter du job, à titre intérimaire. Décision entérinée par le sommet de l’UEMOA, fin décembre 2005, à Bamako. Ce n’est que le 17 janvier 2008 qu’il sera remplacé par Philippe-Henri Dacoury-Tabley. On évoquera la nomination de Barro comme ambassadeur à Paris où officiait Filipe Savadogo jusqu’à sa nomination comme ministre de la Culture et de la Communication dans le gouvernement Tertius Zongo. Barro sera finalement nommé conseiller spécial du président du Faso. C’est donc un général de division, Nabéré Honoré Traoré, jusqu’à présent chef d’état-major général des armées, qui hérite du job.

Troisième personnalité « dégagée » de la présidence du Faso : Djibrina Barry. Il a eu son heure de gloire sous la « Révolution » à… Paris. Il y a été ambassadeur (novembre 1986-février 1988) et a eu la rude tâche de donner une explication cohérente aux événements du 15 octobre 1987 après avoir été dans la capitale française l’interlocuteur privilégié (quasi mythique) de tous ceux qui entendaient humer, sur les bords de la Seine, le parfum exaltant de la « Révolution » sankariste. Né le 27 mai 1947 à Ouahigouya, où il fera ses études primaires (1954-1960), il rejoindra par la suite Ouagadougou et son lycée technique (1960-1967) puis Paris et sa faculté de droit et des sciences économiques (1969-1973). Licence et DES en sciences éco en poche, il va se destiner à l’enseignement et décrochera son CAPET. Il va enseigner à Ouaga au lycée technique, à l’Institut universitaire, à l’Ecole nationale d’administration, puis sera secrétaire général de la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat de Haute-Volta (1975-1980).

Le 7 décembre 1980, il sera nommé ministre du Commerce, du Développement industriel et des Mines dans le premier gouvernement du Comité militaire de redressement pour le progrès national (CMRPN) du colonel Saye Zerbo puis, le 30 septembre 1982, ministre de l’Energie et des Mines dans son deuxième gouvernement. Il quittera le gouvernement lors de l’accession au pouvoir du Conseil du salut du peuple (CSP) du médecin-commandant Jean-Baptiste Ouédraogo. Après l’épisode sankariste, Barry mettra ses talents d’économiste au service du PNUD. Il est revenu sur le devant de la scène, à Kosyam, quand il a été nommé secrétaire permanent du Conseil présidentiel pour l’investissement (CPI) mis en place le 19 novembre 2007.

* Noël Ouanaza Liéhoun, Regard n° 44 du 9 au 15 août 1993.

Jean-Pierre BEJOT
La Dépêche Diplomatique

Vos commentaires

  • Le 28 novembre 2014 à 10:38, par kouka ! En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    Ces limogeages sont des non-événements, juste de la com !

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  • Le 28 novembre 2014 à 10:57, par YIRMOAGA En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    Depuis les indépendances, y a eu des régimes, chacun a fait son temps et est parti. Y a eu des hommes et des hommes intègres et grands ? Chacun a fait ce qu’il pouvait et est parti. Y a pas à s’éterniser au perchoir ? On tourne leur page et le pays continue. Y a pas à s’apitoyer, personne n’est indispensable à la nation. C’est quand on est plus aux commandes qu’on se rend compte que..............? Y aura de nouvo hommes compétants pour........

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  • Le 28 novembre 2014 à 12:08, par Culture de bilans En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    Les responsables de services qui ont la charge de gérer des biens publics ont un devoir de rendre compte aux citoyens de l’usage qu’ils font du patrimoine public. Il y va de la transparence et de la bonne gouvernance. On a constaté que plusieurs opérations de souscriptions pour des dons en espèces et en nature ont été menées par le passé au Burkina sans qu’il s’en suive des bilans précis. En prenant l’initiative le 25 novembre 2014 de dresser le bilan des dons reçus pour la prise en charge des blessés de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre dernier, la direction générale de l’hôpital Yalgado a ainsi donné un bel exemple d’une culture de bilans dans la gestion des biens publics. Un exemple à encourager et à suivre par d’autres. Cependant, dès qu’il est ressorti que l’hôpital a reçu environ 64 millions de FCFA de dons en espèces dont 21 millions ont déjà été utilisés pour la prise en charge gratuite des frais médicaux des blessés et qu’il reste un reliquat de 42 millions, des gens ont commencé à s’agiter pour demander la distribution gratuite de ces fonds aux blessés comme s’il s’agissait de petits gâteaux à partager. Paradoxalement, personne ne dit de partager les dons en natures comprenant des médicaments et autres dont la valeur est évaluée à 6 millions de FCFA. Le choix du CHU Yalgado de rembourser les frais d’ordonnances et d’examens médicaux de tous les 196 blessés enregistrés sur sa liste et qui avaient supporté ces frais en dehors des soins gratuits administrés à l’hôpital, constitue déjà un acte de solidarité à saluer. Par ailleurs, l’hôpital a assisté des familles de blessés défunts pour des frais mortuaires. Après les derniers soins des blessés, il est tout à fait normal que l’hôpital utilise le reliquat de l’argent pour l’achat de produits médicaux d’urgence au profit d’autres malades. Ce n’est pas aux citoyens de dicter leurs lois de façon anarchique aux responsables administratifs et au gouvernement avec des esprits de règlements de comptes. Ces mentalités, si on y prend garde risquent d’entrainer le Burkina dans les dérives de la révolution du 4 Août où de simples dénonciations non fondées ont provoqué des licenciements abusifs et d’autres exactions.
    Félicitations et remerciements à tous les donateurs pour les aides aux blessés. Encouragements à la direction générale de l’hôpital Yalgado et au personnel médical qui se sont mobilisés de jour comme de nuit pour assister les blessés.

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  • Le 28 novembre 2014 à 12:27, par youlinter En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    En vérité cher(e)s compatriotes, nous ne sommes pas encore sortis de l’auberge. Tout ceci n’est que comédie. Les hommes changent mais le régime demeure. Vous comprendrez aujourd’hui la réplique de Blaise à Barack. Ce monsieur a tellement su instrumentalisé ses hommes, qu’ils ont fini par devenir des bénit oui oui. Que voulez vous, même si Blaise n’est pas au Burkina aujourd’hui son seul nom continue à hanter certains esprits. Juste pour dire que le peuple se fourvoie quant à croire que s’en est fini avec la Compaorose. 27 ans c’est pas du jeu. C’est pourquoi nous devons œuvrer dès la-bord à asseoir une démocratie digne de ce nom,qui aura comme socle l’alternance.

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  • Le 28 novembre 2014 à 14:01, par SANON Yacouba En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    Est ce que ce Monsieur sera jugé un jour ? Quant on sait que des crimes ont eu lieu au conseil pendant qu’il était le Patron.

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  • Le 28 novembre 2014 à 14:53, par Boronga En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    Tous les malheurs du BURKINA Faso viendront de ces annonces spectaculaires .Nul ne peut savoir ce que marmonne dans son cœur un homme qui s’est senti humilier La vengeance ne sera pas bien sur immédiat .Mais elle pourrait nous revenir sous forme de rébellion . Il faut vraiment que les deux têtes de l’exécutif évitent de se laisser entraîner dans les règlements de compte C’était comme cela aussi aux lendemains de la révolution d’août 1983 .On connaît la suite

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  • Le 28 novembre 2014 à 15:01, par Boronga En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    Tous les malheurs du BURKINA Faso viendront de ces annonces spectaculaires .Nul ne peut savoir ce que marmonne dans son cœur un homme qui s’est senti humilier La vengeance ne sera pas bien sur immédiat .Mais elle pourrait nous revenir sous forme de rébellion . Il faut vraiment que les deux têtes de l’exécutif évitent de se laisser entraîner dans les règlements de compte C’était comme cela aussi aux lendemains de la révolution d’août 1983 .On connaît la suite

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  • Le 28 novembre 2014 à 15:06, par Afgano En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    Avec le rétablissement de la constitution ,nous sommes sensés être retournés à lEtat de droit .Du coup on ne devrait sanctionner arbitrairement quelqu’un sur la base de ragots de bar ou de radio Les burkinabé sont devenus vraiment méchants et la noblesse de cette insurrection risque d’être ternie et par les décisions spectaculaires sans fondement juridique et par les règlements de compte .

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  • Le 28 novembre 2014 à 15:06, par Le planificateur En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    Un conseil ces hommes limoges sont petris de connaissances et dexperiences. Je propose quon les laisse a la presidence et les utiliser comme personne ressource.
    Cher camarades restons vigilents servons nous de notre intelligence

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  • Le 28 novembre 2014 à 15:28, par lecoco En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    Juste pour rectifier qu’il s’agit du Général Kouamé Lougué et non de Kouadio Lougué.
    Il s’agit de deux personnes différentes qui ne sont même pas du même village.

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  • Le 28 novembre 2014 à 15:34, par ouedraogo En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    c’est kwamé LOUGUE QUI S’est autoproclamé président et non kodio lougué ce dernier était chef d’état major de l’armée de terre

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  • Le 28 novembre 2014 à 16:10, par laouagouyalaise En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    je suis très contente pour la liquidation de djibrina barry.

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  • Le 28 novembre 2014 à 16:37, par Alexio En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    Tout le monde sait Diendere etait la vois de son maitre et qu il a contribuer a sa fuite. Il doit rendre compte au peuple. Car il incarnait la terreur, et etait sous- commanditaire des atrocites commises par le RSP. Une armee dans notre armee. Nr 9. Mr le planificateur bien sur ce sont des personnes ressources qui ont uses de cette puissance pour desabuser les normes republicaines a cause d un individu malade de la boulimie du pouvoir. Diendere eait le garde-fou de ce regime que le peuple a vomit. Il sont ne pas exclus comme citoyen burkinabe, mais ils n ont perdus que leurs privileges de leur postes a la Presidence. Pour Blaise ils ont accomplis leurs missions contrairement au peuple. Les hommes vienent et passent. Le Burkina Faso avancera par les aspirations du peuple et non d un individu et sa bande.

    Francois Hollande avant de voyager en Guinee en Conference de presse a l Elyssee avait repondu au journaliste de France 24 concernant le Burkina-Faso et ses recents evenements. Le President Francais avait repondu que l exemple de Faso reflectait la soif de la Democratie en Afrique et que cette action preventive est un avertissement aux Presidents tripatouilleurs des constitutions en Afrique.

    NB : La France avait proposer Blaise comme le successeur d Aboudou Diouf, chose quil avait desincliner.

    Maintenant j espere qu un mandat international devrait etre dans les coulisses et le Maroc devrait etre contrer pour l extradition de notre Dictateur.

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  • Le 28 novembre 2014 à 16:43, par Larissa En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    Hé ! est ce que vous réalisez qu’on a pu les bouter dehors... je parle de Blaise et de sa cohorte.
    Incroyable ! Merveilleux !

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  • Le 28 novembre 2014 à 16:46, par DEB BIE En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    Pourquoi certains internautes s’inquiètent de ce limogeage qui pourtant me semble ordinaire au vue des évènements du 30-31 Octobre 2014. En réfence à Barack Obama le Président des USA, c’est ici que sa déclaration "d’institutions fortes" prônées trouve tout son sens. Que peut faire le Gl Diendéré en ce moment sans les hommes formés et armés aux frais des contribuables Burkinabè ? Absolument rien et lui même en cet instant s’en rend surement compte. Sans cette armée dans l’armée qu’il manipulait à sa guise, que peut-il encore faire à un Burkinabè de lui-même ces soldats ? Rien.
    Comme quoi, c’est là que l’on réalise aisément l’importance de disposer "d’ institutions fortes plutôt que d’ hommes forts". Que représente aujourd’hui un Blaise Compaoré et un Gilbert Diendéré sans leurs soldats dressés pour faire peur au peuple ? Sinon au plus des hommes ordinaires moins intelligeants et moins utiles que le Prof Laurent Bado. N’Gaw !

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  • Le 28 novembre 2014 à 16:53, par raogo En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    La santé doit être aussi être structurée, les fonctionnaires doivent travailler à temps plein pour l’État et leur temps libre pour le privé ( le soir et le weekend ) s’ils le veulent et non le contraire

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  • Le 28 novembre 2014 à 17:25, par Bendrina En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    Quoi que l’on dise, reconnaissons que ces personnes "dégagées" n’étaient pas des cancres et qu’ils avaient bien des compétences. Quand bien même on n’aime pas le lièvre, il faut reconnaître qu’il sait courir.
    Pour l’auteur de l’article, Toussiana n’est pas en pays sénoufo mais Toussian.
    Par ailleurs le décret de démission de Damo Justin BARRO comportait la petite erreur suivante au niveau de son nom de famille : "BARO".
    Bref... l’occasion sera donnée à d’autres de faire valoir leurs compétences. "Le renard passe passe, chacun..........".

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  • Le 28 novembre 2014 à 17:39, par LA VERITE En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    Il faut souvent faire très attention à certains écrits de Béjot qui prétend parfois connaître l’histoire de certains pays africains que leurs habitants. Tant ceux-ci cachent des contre-vérités. Gilbert Diendéré a fait l’école de guerre de Abuja au Nigéria et non celle de Paris. Kwamé Lougué et Kodjo Lougué sont certes tous deux généraux et cousins mais ce sont deux personnes totalement différentes. Le Gal Kodjo Lougué est actuellement ambassadeur du Burkina au Mali et n’a jamais été cité dans les péripéties de l’après-Blaise pendant l’insurrection populaire. Peut-être Béjot veut continuer d’émarger à la Présidence du Faso pour 50 millions F CFA gaspillés annuellement mais qu’il sache manœuvrer en restituant les faits et les vrais personnages de l’histoire sociopolitique. Michel Kafando et Yacouba Zida sont loin d’être Blaise Compaoré et Luc Adolphe Tiao qui s’enivraient d’articles laudatifs.

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  • Le 28 novembre 2014 à 18:10, par burkinabé est compliké En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    malgré qu’il ait démissionné sagement vous en avez contre lui encore !!!!!!!

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  • Le 28 novembre 2014 à 19:12, par Ka En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    Ousmane Tapsoba, merci et salut, j’étais dans mon champ pour ramassé les derniéres tiges de miles pour mon âne, et je viens de voir ton message : C’est vrais que rien ne serait comme avant, voilà quelques années que je lutte pour une alternance apaisé dans notre pays pour que la jeunesse puisse s’exprimer, parmi eux mon fils déçu par un régime corrompu, malgré son intelligence et ses diplômes n’arrive pas à gagner un concours, car les enfants des responsables du CDP étaient les plus favorisés. Depuis les deux fameux jours du mois d’Octobre, j’ai compris que rien ne serait comme avant, malgré nos doutes avec le duo Zida –Kafando, le peuple est aux yeux du monde entier le contrôleur de la situation nationale : la jeunesse reste maître de la victoire, et peut à tout moment changer la situation si Zida et Kafando commencent à nous trahir. J’en suis sure que tous les proches de la famille Compaoré et leurs complices seront rattrapée par leur passé. Tous ceux qui ont défié le peuple comme Assimi Kouanda, Achille Tapsoba, Poda, Topan Sané, les derniers à endurcir Blaise Compaoré pour que 24 personnes perdent la vie, seront condamné un jour. L’alternance politique est sur la bonne voie : Dans 12 mois nous saurons la sincérité du duo Zida Kafando. Le doute commence à dissiper, car Diendiéré disait a Blaise Compaoré, ‘’’’voilà toi voilà moi, tu me trahi je te trahi’’’’ maintenant c’est la justice de les départagé, et Zida –Kafando sont là pour ça.

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  • Le 29 novembre 2014 à 02:22, par le veridique En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    Tout ces limogages c est bien.zida lui aussi doit etre limoger parce que il a profite du soulevement populaire pr prendre le pouvoir. Qd peuple reclamait a blaise de quitter la presidence il etait tjr sa securite.il devait rejoindre le peuple ce jr la.dc areter de jouer avc le peuple.

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  • Le 29 novembre 2014 à 04:35, par Cami En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    Ici Cami qui vous parle après un retour au Faso de 2 semaines. A tous ceux qui me reconnaitrons, je vous rassure que moi et mes proches allons tres bien....
    Pour revenir au débat, je pense que beaucoup tiennent des discours de cabaret depuis la chute de notre Président.Vous ne l’aimiez pas , pas de problèmes. Vous l’avez chassé.Ses collaborateurs, vous les limogez ; pas de probleme. Juque là c’est normal.
    Maintenant à ceux qui parlent de CPI pour Blaise et autres,ayez un petit grain d’inteligence pour cliquer sur internet et voir les statuts de la CPI sur la categorie de crimes pour lesquels elle es compétente. N’oubliez pas non plus qu’il y’a une loi d’amnistie qui couvre le PF.Ensuite, il va falloir arretez vos ragots et autres calomnie visant par exemple le General Dienderé. Ce général est un homme fidèle, loyal et qui a accompli la mission qui était la sienne jusqu’au bout. Son depart es normal car sa fonction était tres liée à la personne du président. Et même cela, citez moi un vrai nom d’une personne politique actuelles qui n’a pas d’une maniere ou d’une autre profité du systeme.je vais juste vous raffraichir votre petite memoire : Zida(n° 3 du RSP), zephirin, roch, salif diallo, simon, sara sereme, laurent bad et emile paré(avec l’histoire des millions de Blaise),...sans compter toutes ces personnes tapies dans l’ombre qui ont profité du systeme et qui se sont mis à le détruire.
    Bref, sachez seulement que les prochaines élections vont vous reserver une surprise. Pour beaucoup d’entre vous, le depart de Blaise ne va servir à rien.
    Pour nous autres, nous assumons entierement la responsabilité de ce qui nous arrivent. Nous avons joué et nous avons perdu. Mais ce n’est qu’une bataille....
    Nous reviendrons.
    Vive le vrai peuple du Burkina,
    Vive tous ceux qui ont fait confiance à l’ancienne majorité présidentielle.
    Vive le CDP, vive l’ADF, vive le FR. Restons mobilisé pour la reconquete des urnes.
    Merci camarades.
    On a en marre des debats de rood wooko et de vos fantasme. Je met au difis, quiconque a des preuves des accusation qu’on porte sur ce General de lever le petit doigt. On ne vous demande d’aimer cette personne. Mais de grace, apportez à la justice vos preuves ou fermez là.
    Y’a aussi une chose que vous devriez savoir. S’il doit avoir justice, alors ce sera justice pour tous. Des dizaines de personnes civiles et militaires ont été portée disparu sous la revolution de Sankara. Des personnes ont été exécutées en dehors de tout encadrement judiciaires. Des millers de personnes ont été brimées à jamais. Tout cela vous n’en parlez pas. Alors justice pour ces gens là aussi.

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  • Le 29 novembre 2014 à 05:51 En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    Kafando et Zida vont trop vite dans les choses car ils sont la pour un an et ils agissent comme s’ils veulent s’installer eternellement.A voir ce qu’ils font c’est comme s’ils presentent deja un calendrier du vrai president qui sera democratiquement elu( affair Thomas Sankara Appartient au prochain president). Ils n’ont pas participe’ a’ la revolution et ils agissent comme si c’est a’ cause de leur oeuvres que Blaise est tombe’. Ce n’est pas a’ cause de ce meme groupe d’homme de tenu que Blaise a’ pu faire 27 ans au pouvoir. Zida et Kafando sont la juste pour retablir la stabilite’ et organizer des elections et se chercher un point un - pas plus.

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  • Le 29 novembre 2014 à 05:52, par clément DEMBELE En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    M. BEJOT, je ne sais pas si votre mémoire vous joue des tours. A ce que je sache, Gilbert DIENDERE n’a jamais fait l’école de guerre à Paris mais plutôt au Nigéria où il a passé pas plus d’une année. Tous ceux qui suivent savent qu’il avait maille à partir avec la justice française qui cherchait à l’entendre suite à la plainte de la veuve SANKARA mais aussi sur certains faits pour lesquels son nom était cité. Depuis, beaucoup d’eau de la Seine a coulé sous les ponts dans l’Hexagone. Gilbert DIENDERE se la coule douce en France quand il en a envie, en privé ou comme invité officiel.

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  • Le 29 novembre 2014 à 06:02, par clément DEMBELE En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    Monsieur BEJOT, votre mémoire semble vous jouer des tours. A ce que je sache, Gilbert DIENDERE n’a jamais fait l’école de guerre à Paris comme vous l’ écrivez mais plutôt au Nigéria où il n’a pas passé plus d’un an.
    On se rappelle qu’il avait maille à partir avec la justice française qui voulait l’entendre suite à la plainte de la veuve SANKARA mais aussi dans bien d’autres affaires où son nom était cité. Depuis, beaucoup d’eau de la Seine a coulé sous les ponts dans l’Hexagone. Gilbert DIENDERE se la coule douce en France quand il en a envie en privé comme en officiel.

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  • Le 29 novembre 2014 à 06:04, par clément DEMBELE En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    Monsieur BEJOT, votre mémoire semble vous jouer des tours. A ce que je sache, Gilbert DIENDERE n’a jamais fait l’école de guerre à Paris comme vous l’ écrivez mais plutôt au Nigéria où il n’a pas passé plus d’un an.
    On se rappelle qu’il avait maille à partir avec la justice française qui voulait l’entendre suite à la plainte de la veuve SANKARA mais aussi dans bien d’autres affaires où son nom était cité. Depuis, beaucoup d’eau de la Seine a coulé sous les ponts dans l’Hexagone. Gilbert DIENDERE se la coule douce en France quand il en a envie en privé comme en officiel.

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  • Le 29 novembre 2014 à 16:36, par Raogo En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    le peuple voit et sais que sans Dienderé , blaise n’aurait pas tenu 27 années durant . Que Dienderé s’explique sur les différents morts ou qu’il dise simplement qui a tué parce lui sait comment thomas est mort , comment Henri zongo , lingani , dabo boukary , Bewindé Christophe , oumarou clément du passoré comme dienderé , ; voulez-vous que je continue la liste ? Watamou Lamien, G.Sessouma ,tous les morts anonymes . La patrimonialisation du pouvoir de BC n’a été possible que grâce a Diendere qui les mains salles jusqu’aux coudes . Tous les burkinabe le savent

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  • Le 29 novembre 2014 à 17:09, par sida En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    Des que cëst BEJOT qui ecrit, peut importe... je zappe ! ce monsieur est un ignorant du BURKINA FASO. nous avons maintenant de vrais journalistes porteurs d’opinions diverses que nous savons apprecier en toute independance....ces vautours n"ont plus de place dans notre Burkina Nouveau !!!

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  • Le 29 novembre 2014 à 21:13, par congo saidou En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    ecouter ; jean bossuet disait, et je cite : laisser le passe dans l oublis ; il ne ne sera pas bon d operer des reglement de comptes ; le peuple voulais l alternance, je pense que cela est en train de voir jour, il reste aux partis politiques de se mettre en campagne, le vainqueur dirigera . le jeux democratie est ouvert ;laisser les gens a leur poste , s ils ont
    l amour de leur pays , ils vont travailler ; il ne faut pas creer une autre situation qui sera ingerable

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  • Le 30 novembre 2014 à 12:53 En réponse à : Le Burkina Faso de Michel Kafando. Chronique d’une transition « d’exception » (9)

    Et, dire qu’aucun de l’ancien régime n’a eu le courage de démissionner, il faut que le régime de transition les démet de leurs fonctions. Je serais d’avis de faire une annonce, que ceux qui ont beaucoup à se reprocher démissionne manu militari et négocie une peine allégée pour leur faute avouée. Et, 2 fois,sans pitié pour les autres... Et, la liste est longue : les anciens ministres de Blaise, dont aucun n’a eu le courage minimal de démissionner, la même chose pour tous les députés CDP, ADF/RDA et autres.... Idem pour les grands fraudeurs de la république : agents douaniers.... et les opérateurs économiques, pilleurs de nos richesses nationales, les sociétés écrans ou avec des prêtes noms..... TOUT EST A AUDITE PENDANT LA TRANSITION AVEC POURSUITE JUDICIAIRE. Les sociétés privées qui ont fraudés, sont à nationaliser purement et simplement avec poursuite de leurs dirigeants et/ou actionnaires..... La liste est longue. Bejot le prolifique a compris que le BF n’a rien avoir avec les autres pays et que la désintégration annoncée se transforme en transition d’espoir. Du temps de Sankara, nous avions les annonces du conseil des ministres avec son cortège de dégagement, licenciement et autres. Il serait temps que cela soit le cas pour que les puissants arrogants d’hier commencent à demander pardon....

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