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Cinquantenaire de l’indépendance du Burkina Faso : Wade et Obiang Nguema en retard, Dadis "réduit au silence"

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Cinquantenaire de l’indépendance du Burkina Faso • • lundi 13 décembre 2010 à 00h20min

Le Burkina Faso a célébré le samedi 11 décembre 2010 le cinquantenaire de son accession à la souveraineté internationale. La fête qui s’est déroulée sur le boulevard de l’Indépendance à Bobo et qui a rassemblé une grande foule, a été belle. Voici quelques faits qui se sont produits en coulisses et que nous vous proposons.


Qui empêche Dadis Camara de parler ?

Le capitaine Dadis Camara, ancien chef de la junte guinéenne en « convalescence » à Ouagadougou a assisté au grand défilé de Bobo-Dioulasso. Flanqué de deux gardes du corps, l’ex patron de la junte guinéenne qui s’est emparée du pouvoir au lendemain du décès de Lansana Conté, voulait, selon des confrères, faire une déclaration. Sur quoi ? Pour dire quoi ? Ces questions sont restées sans réponses car le capitaine Dadis Camara n’a pas pu faire sa déclaration. Comme si ses « anges gardiens » avaient reçu pour consigne de faire en sorte qu’il ne parle pas à la presse. Les journalistes ont fait le pied de grue pendant un bon bout de temps pour s’entendre dire ensuite qu’ils seront appelés à la résidence du capitaine Camara qui avait, visiblement, bonne mine. En rappel, Dadis Camara a été victime d’une tentative d’assassinat le 3 décembre 2009 à Conakry. Après des soins au Maroc, il passe son temps de « convalescence » au Burkina.


Plusieurs pays apportent leur soutien au Burkina

Des représentants de 21 pays, sur les 30 qui avaient été invités au grand défilé du cinquantenaire de l’indépendance du Burkina, ont effectivement pris part aux manifestations sur le Boulevard de l’indépendance de Bobo. Parmi ces représentants, on notait la présence de 11 chefs d’Etats africains. Il s’agit de Amadou Toumani Touré (Mali), Ali Bongo Ondimba (Gabon), Abdoulaye Wade (Sénégal), Denis Sassou Nguesso (Congo), Ellen Johnson Sirleaf (Libéria), Faure Gnassingbé (Togo), Idriss Deby Itno (Tchad), Teodoro Obiang Nguema (Guinée Equatoriale), Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie), Paul Kagamé (Rwanda) et Yayi Boni (Bénin). Ces derniers étaient pour la plupart accompagnés de leurs épouses. Les autres pays se sont fait représenter par leurs Premiers ministres ou des ministres. Le président français était représenté par son ministre de la Coopération, Henri de Raincourt. Toutes ces personnalités sont arrivées au lieu de la cérémonie à bord d’un bus.


Abdoulaye Wade et Obiang Nguema : les deux retardataires

Les présidents du Sénégal et de la Guinée Equatoriale sont arrivés avec un retard sur le Boulevard où se déroulait la célébration du cinquantenaire de l’Indépendance du Burkina. Premier des retardataires à arriver, le président Wade. Après avoir serré la main à tous ses homologues et échangé quelques mots avec certains, il a occupé la chaise qui lui était destinée. Il était le voisin du président rwandais, Paul Kagamé. Son homologue équato-guinéen, Obiang Nguema, arrivé également en pleine cérémonie s’est installé aux côtés du président congolais, Denis Sassou Nguesso.


Le Ghana fait le "show" au défilé

Parmi les troupes militaires qui ont défilé sur le Boulevard de l’indépendance de Bobo, celle de la marine ghanéenne s’est illustrée par sa prestation. Les hommes en treillis venus de la « Gold Coast » ont dessiné les sigles « BF » pour Burkina Faso et « 50 » pour rappeler le sens de la manifestation qui a rassemblé une foule de spectateurs sur le boulevard. Ils ont, par la suite, exécuté les airs d’une chanson pour souhaiter « Joyeux anniversaire » au peuple burkinabè. Ce spectacle a été salué par une salve d’applaudissements de la foule et des officiels.


Bobo-Dioulasso débordé

La ville de Bobo, qui a abrité les festivités du cinquantenaire, a eu du mal à loger tous les étrangers qui y ont débarqué pour la circonstance. « Il n’y a plus de places dans les hôtels. Même les auberges sont toutes occupées », nous a dit un natif de la localité, alors que nous cherchions un endroit où loger. Outre les difficultés de logement, Bobo a aussi eu du mal à restaurer ses « étrangers ». Après avoir parcouru plusieurs restaurants de la ville en vain, nous avons dû nous rabattre sur du pain avec brochettes pour passer la nuit du vendredi à samedi 11 décembre 2010. Mais heureusement, il y avait toujours des personnes de bonne volonté pour rendre le séjour suffisamment agréable.

Jacques Théodore Balima

Fasozine

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