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Cinquantenaire : Zoom sur la région qui accueille les festivités

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Cinquantenaire de l’indépendance du Burkina Faso • • jeudi 9 décembre 2010 à 01h52min

Le 11 décembre prochain, tous les Burkinabè célèbreront les 50 ans d’indépendance de leur pays à Bobo-Dioulasso, chef lieu de la région des Hauts-Bassins .Dans ce numéro nous vous un zoom sur cette région. Tout d’abord, la région des Hauts-Bassins a une histoire qu’il convient de connaitre. Brièvement, notons qu’au départ, l’ensemble du territoire des Hauts-Bassins constituait un département créé le 7 juin 1974. En 1980, ce département a été érigé en région de l’Ouest. En clair, c’est sous cette appellation de « Région de l’Ouest » qu’on désignait l’ensemble des territoires qui constituent aujourd’hui les hauts-Bassins depuis 1980 jusqu’en 2001.

La création de la région des Hauts-Bassins avec son appellation et ses limites actuelles est intervenue exactement le 2 juillet 2001. Située à l’Ouest du Burkina Faso, cette région dont le chef-lieu est Bobo-Dioulasso, est composée de trois provinces que sont le Houet, le Tuy et le Kénédougou.

Elle est limitée à l’Est par les régions du Sud-ouest et de la Boucle du Mouhoun, au Nord par la Boucle du Mouhoun (toujours) et le Mali qui s’étend jusqu’à l’ouest. Au Sud des Hauts-bassins, il y a la région des Cascades. Actuellement la région des Hauts-bassins compte 33 départements, 3 communes urbaines, 30 communes rurales et 449 villages. La région a une superficie d’environ 26.606 km². En 2002, sa population était estimée à 1 232 891 habitants, soit une densité d’environ 48 habitants par Km² et représentait 10,4% de la population totale du Burkina. Selon les statistiques de 2006, cette population s’est légèrement accrue. On comptait après le recensement de la population, en 2006, 1 389 258 habitants, soit une densité de 49 habitants par km² et 10,6% de la population totale.

Des avantages climatiques

Aux dires de certains touristes, la région des Hauts-Bassins est beaucoup appréciée pour son relief qui se caractérise par des plateaux et des plaines auxquels s’ajoutent quelques huttes, collines et vallées. En outre, elle a un climat tropical de type nord soudanien et sud soudanien, marqué par deux grandes saisons : une saison humide qui dure 6 à 7 mois (mai ou octobre-novembre) et une saison sèche qui s’étend sur 5 à 6 mois (novembre ou décembre –avril).

Pendant la saison pluvieuse, la région dispose d’une végétation de savane comportant tous les sous types depuis la savane jusqu’à la savane herbeuse. Pour certains, cette région est considérée comme le château d’eau du Burkina Faso. En effet, c’est dans les Hauts-Bassins que les principaux fleuves comme le Mouhoun, le Banifing, le Tuy (Grand Balé) du Burkina prennent leurs sources

Un secteur social émergent

Le secteur social de la région des hauts-Bassins est à la fois émergent et promoteur. Sur le plan communicationnel, on y rencontre dix radios dont une d’Etat, six privées et trois communautaires, de nombreux journaux dont un quotidien fondé en 1998 et régulièrement édité à Bobo-Dioulasso.

Sur le plan associatif, on y dénombre également de nombreuses associations de jeunes, de femmes..., toutes engagées pour le développement de la région. La section régionale des Hauts Bassins de l’association nationale pour le bien être des enseignants du primaire du Burkina est beaucoup impliquée dans les activités entrant dans le cadre de l’amélioration quantitative et qualitative de l’éducation de base dans la région.

En matière d’éducation, le nombre d’écoles en 2006/2007 était estimé à 696. La politique éducative de base de la région, placée sous l’autorité de madame Traoré / Traoré Haoua produit des résultats fort appréciables, à en croire aux statistiques émanant de la DEP /MEBA. En 2009, par exemple, la région a enregistré un taux de succès au CEP de 67,4%, soit 71,4 % pour les garçons et 63,6% pour les filles. Tous les indicateurs connaissent une amélioration significative. Aussi le climat de confiance et de dialogue cultivé par l’autorité régionale avec les partenaires sociaux dans cette région de l’éducation des Hauts Bassins a permis aux activités éducatives de se tenir normalement.

Dans le domaine de l’enseignement secondaire et supérieur, les Hauts-Bassins comptait en 2007/2008, 112 lycées et collèges du public, une université polytechnique et plusieurs établissements privés secondaires et supérieurs. Dans les Hauts-Bassins, on dénombrait, en 2006, un centre hospitalier universitaire (CHU), 5 centres médicaux avec antenne chirurgicale (CMA), 138 CSPS, 8 dispensaires et 67 autres formations sanitaires .La situation de l’accès aux services sociaux de base en 2007 dans la région était la suivante : 74,2% pour le primaire, 36,2% pour le secondaire, 50% pour la santé et 71,4% pour les marchés. Quant au domaine des infrastructures de transport, la région qui abrite cette année les festivités du cinquantenaire détient 10% du réseau routier national, soit 1 517 kilomètres , constitué de 22% de routes bitumées du Burkina, 3% de routes en terre ordinaire et 7% de routes en terre moderne.

Traversée par plus de 100 kilomètres de chemin de fer, la région dispose d’un aéroport de classe internationale. Elle connait d’importantes manifestations culturelles dont la plus importante est la Semaine nationale de la culture (SNC). La région compte également beaucoup d’hôtels, de restaurants et d’auberges

Au plan politique et syndical, presque toutes les grandes formations syndicales et politiques sont représentées dans la région, au regard de son importance économique et géographique. Au regard des performances des différents partis politiques lors des différentes consultations électorales, le parti politique le mieux implanté semble être le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), dirigé au niveau régional par Soungalo Ouattara, actuel ministre de la Fonction publique burkinabé.

Hauts-Bassins, poumon économique du Burkina Faso

L’on dit généralement de la région des Hauts Bassins qu’elle est le poumon économique du Burkina Faso. En effet, la faune de la région est assez riche et variée du fait de l’abondance des pluies et de l’existence de nombreuses forêts classées. On en dénombre 16 au total. Les ressources halieutiques ne sont pas négligeables non plus. La région compte 20 sites touristiques, dont 65% au Houet et 35 % dans le Kénédougou. On rencontre également des indices miniers comme l’or, le manganèse, le zinc, le calcaire etc. la majorité de la population régionale des hauts-Bassins est composée d’agriculteurs et la production agricole est le plus souvent excédentaire. On retiendra que la région des hauts-Bassins est la première productrice nationale de coton.

L’élevage y réussit également. La région des hauts-Bassins regorge d’importantes unités industrielles car après le Kadiogo dans la région du centre, la province du Houet occupe la 2e place du pays dans ce domaine. Dans le chef lieu de la région, Bobo-Dioulasso, du fait de sa position de carrefour international, le commerce occupe une place de choix ; l’accès de la population au marché est estimé à 71,4%.

Le gouvernorat des Hauts-Bassins

Le gouvernorat de la région des Hauts-Bassins se trouve à Bobo –Dioulasso, chef lieu de la province du Houet et également de la région. Le premier gouverneur fut Bêbrigda Mathieu Ouédraogo. Juriste de formation, il a été successivement attaché des affaires économiques, directeur général du CBC, secrétaire général du ministre chargé des relations avec le parlement, chef de division des comités révolutionnaires de services à la coordination nationale des structures, membre du secrétariat permanent du front populaire, etc. Le 2ème et actuel gouverneur de cette région est T. Pascal Bénon. Administrateur civil, juriste, l’actuel gouverneur des Hauts-Bassins a été nommé en conseil des ministres du lundi 16 juin 2008. après avoir sacrifié au rituel de la passation de service, le samedi 05 juillet, Temaï Pascal BENON a été officiellement installé dans ses fonctions, le vendredi 18 juillet dernier sur le boulevard de la révolution par le ministre Clément SAWADOGO de l’Administration territoriale et de la Décentralisation . Il a été successivement inspecteur d’Etat, secrétaire général du MATD, député. Il aime le cinéma, le tennis.

Les atouts de développement de la région

Les hauts-Bassins sont l’une des régions les plus favorisées du Burkina Faso. Les atouts de développement de la région sont énormes. En guise d’exemple, elle dispose d’un potentiel naturel capable d’assurer et de soutenir les objectifs de développement. Au plan social, elle compte beaucoup d’organisations de jeunes, de femmes, de vieux…, qui sont très dynamiques. Elle a aussi des fils et filles qui font aujourd’hui partie de l’intelligentsia burkinabè.

La solution au problème de développement au niveau de cette région consiste tout simplement à réorganiser toutes ces richesses et compétences dans un cadre commun d’actions. Pour nous, le travail prioritaire à faire par les autorités régionales des Hauts-Bassins , c’est de mettre en place des mécanismes capables d’exploiter judicieusement tous ces potentiels favorables aux activités de production agricole et minières, d’élevage et à la cohésion sociale.

Source des données statistiques : 13ème et 14ème rapport de mise en œuvre de PDDEB, Echos de la Décentralisation (MATD), Site Web de l’INSD

Par Jérôme KABORE : Président national de l’ANEP ( www.anep.fr.gd )
+226 70 19 15 11 (makaleyajo@yahoo.fr)

Vos commentaires

  • Le 9 décembre 2010 à 12:11 En réponse à : Cinquantenaire : Zoom sur la région qui accueille les festivités

    Bobo Dioulasso capitale économique du Burkina doit abriter la fête de la celebration du cinquantenaire de l’independance !! c’est un honneur qui est fait à la ville de Bobo et à toute la region de l’ouest en général. Grace à cette fête la ville de Sya a revêtu de nouveaux habits ; des bitumes re^prises, des monuments plus beaux et plus nombreux... Tout ceci est beau, mais qu’en est il de la population qui y vit ?Notre ville était reputée pour son bon vivre ! mais depuis que les travaux du cinquantenaires ont commencés, elle est devenue la capitale du ’’mauvais vivre’’ le centre ville se fait beau au detriment des quartiers périphériques.Les travaux sur les nouvelles routes ont entrainé la création de deviations qui passent dans les quartiers. Pour ce faire l’entreprise OK dans le souci de permettre à ses véhicules de bien rouler a du racler les voies autre fois pleines de trous. Nous avons applaudit mais c’était trop tot. I ne se passe un jour sans qu’un enfant ne soit écraser par un de ces camion ben qui roule à plus de 80 km/h sans oublier la poussière que nous respirons.La population meurtri a du contruire des barrage mais sans succès. Dans un "grin" comme on le dit ici, sur 10 personnes présentes, 9 toussent !!!
    LE CINQUANTENAIRE PASSERA MAIS LA POPULATION DE BOBO EN PAYERA LE PRIX !!
    Après tout ! comme aime le dire notre premier ministre : on ne peut pas faire des omelettes sans casser des oeufs.
    encore faudrait il que tout le monde mange ces omelettes !!!

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