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Dossier Norbert Zongo : Des journalistes s’engagent pour faire éclater la vérité

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Affaire Norbert Zongo • • lundi 16 avril 2007 à 07h42min

Norbert Zongo

Environ 200 festivaliers du Festival international de la liberté d’expression et de la presse (FILEP) et leurs collaborateurs se sont inclinés sur la tombe du journaliste Norbert Zongo, le 14 avril 2007 à Ouagadougou. Ils se sont engagés à tout mettre en œuvre pour que justice lui soit rendue.

Centre national de presse Norbert-Zongo, route nationale n°1, cimetière de Gounghin et tombe du journaliste burkinabè Norbert Zongo, assassiné le 13 décembre 1998. Ainsi a été le parcours d’une marche organisée par les festivaliers de la IIe édition du Festival international de la liberté d’expression et de la presse (FILEP), le 14 avril 2007, pour défendre la liberté de la presse et exiger que la vérité soit faite dans l’assassinat des journalistes en Afrique.

Le lieu choisi par les marcheurs est la tombe de Norbert Zongo. Environ 200, ils étaient essentiellement des journalistes et leurs collaborateurs, notamment le collectif représenté par Tolé Sagnon, pour exiger cette vérité dans la mort des journalistes.

Autour de ladite tombe, Tolé Sagnon a pris la parole au nom du collectif pour saluer la tenue de la IIe édition du FILEP. “C’est une victoire de la liberté de la presse”, a-t-il soutenu. A l’ensemble des marcheurs, M. Sagnon a souligné : “le collectif a besoin du soutien international pour l’aboutissement du dossier Norbert Zongo”.

A la suite de Tolé Sagnon, le mot des journalistes a été livré par le Sénégalais Abdoul Latif Coulibaly. Celui-ci a tenu à rassurer Norbert Zongo en ces termes : “Tes assassins échappent pour le moment à la justice des hommes, espérons que cette justice les rattrapera en attendant la justice suprême (...)”. Poursuivant dans la livraison du mot des journalistes, M. Coulibaly a comparé Norbert Zongo au Christ qui est mort pour sauver les hommes. Selon lui, Norbert Zongo est mort pour la liberté de la presse. “La liberté d’informer était ton credo.
C’était un pari audacieux et périlleux”, a mentionné Abdoul Latif Coulibaly.

Vu que la vérité tarde à être faite dans l’assassinat de Norbert Zongo, M. Coulibaly a dit ceci : “Nous prenons un engagement fort, nous ferons tout pour que justice te soit rendue. Nous ne désespérons pas”. Il a saisi l’occasion pour prendre un engagement au nom des journalistes en signifiant que tout sera également mis en œuvre pour que la vérité soit faite dans l’assassinat d’autres journalistes à travers l’Afrique, notamment en Gambie.

Quant à la veuve de Norbert Zongo, Généviève Zongo née Poda présente à la cérémonie, elle a tout simplement dit aux marcheurs : “Merci ! Que Dieu vous bénisse et vous accompagne chez vous” !

Ali TRAORE


Prix Norbert-Zongo : Seize candidats, zéro admis

Le grand prix international Norbert-Zongo, organisé à l’occasion de la IIe édition du Festival international de la liberté d’expression et de la presse (FILEP), a rendu son verdict, le vendredi 13 avril 2007, au mess des officiers au cours d’un gala. Selon le jury, aucune œuvre ne répond aux critères de ce prix.

Seize œuvres ont compéti pour le prix Norbert-Zongo du journalisme d’investigation à savoir deux œuvres radiophoniques, trois en télévision déposées par des candidats burkinabé, onze en presse écrite dont neuf articles de journalistes burkinabé.

La Côte d’Ivoire et le Bénin ont pris part à la compétition par un article chacun.
Le vendredi 13 avril 2007 au mess des officiers à Ouagadougou au cours d’un gala, le jury n’a décerné le prix Norbert-Zongo à aucune œuvre. Le jury a jugé hors sujet les œuvres radiophoniques, télévisuelles et six articles de presse écrite.

Seuls cinq articles en presse écrite ont réellement été analysés par le jury, mais aucun article n’a obtenu la moyenne minimale d’excellence de 15/20. Toutefois, le jury a attribué un prix d’encouragement au journaliste ivoirien André Sylvère Konan de “le Nouveau Réveil” pour son article intitulé. “Tout sur les détails et les auteurs du meurtre de l’étudiant Marius Gbogou”.

Il a reçu la somme de 250 000 F plus une attestation. Pour être lauréat du prix Norbert-Zongo, le jury a estimé que le candidat devait avoir entre autres le style, la maîtrise de la langue, le professionnalisme et traiter d’un sujet pertinent, présentant des difficultés dans son traitement. Dans une ambiance musicale entretenue par Smockey, Didier Awadi, Biri Lingani, des troupes traditionnelles sans oublier le poème déclamé à l’honneur de feu Norbert Zongo par Alain Hema, des photographes et des caricaturistes de presse ont également été récompensés pour leur travail.

En photographie, Jean Sibila Kabré des Editions Sidwaya a remporté le premier prix doté d’une somme de 125 000 F, d’une attestation et d’un trophée.
Le deuxième et le troisième prix ont été obtenus respectivement par Emmanuel Ilboudo de l’Observateur paalga et Ahmed Ouoba des Editions Sidwaya.
En caricature, Joel Salo de Bendré est monté sur la plus haute marche du podium. Dans cette catégorie, le jury a décerné un prix spécial à Timpouss du journal “l’Indépendant”.

Le jury a souligné le faible nombre de participants dans les deux compétitions. Au total, dix œuvres ont été reçues dont quatre en caricature et six en photo.
La cérémonie a été rehaussée par la présence du ministre des relations avec le Parlement, Adama Fofana et le président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Luc Adolphe Tiao, pour qui “le temps est révolu où il faut envoyer les journalistes en prison”.

Monsieur Tiao a aussi évoqué le sacrifice de Norbert Zongo pour l’avancée notable de la liberté de la presse au Burkina Faso.
S’agissant du prix Norbert- Zongo, il a remercié le jury de n’avoir pas attribué le prix pour faire plaisir. Les invités se sont séparés sous les bénédictions de la veuve de Norbert Zongo.

Alassane KERE

Sidwaya

P.-S.

Lire aussi :
Affaire Norbert Zongo

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