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Procès : Un signe de maturité démocratique pour le CDP

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Tentative de putsch • • mardi 20 avril 2004 à 09h39min

Sitôt le verdict du procès de la présumée tentative de putsch connu, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), parti au pouvoir, s’est enfin réveillé pour apprécier cette autre page de l’histoire du Burkina.

Ce procès, dit la déclaration du bureau exécutif national que nous vous proposons ci-après, a révélé la maturité politique de la IVe République et du peuple burkinabè, ainsi que leur attachement aux institutions républicaines, de même qu’il a permis de constater les avancées démocratiques et l’indépendance réelle de la justice, qui a su travailler dans la transparence pour dire le droit dans l’équité et la sérénité.

Début octobre 2003, le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, M. Abdoulaye Barry, informait l’opinion nationale et internationale, à travers une conférence de presse, d’un complot ourdi par des Burkinabè soutenus par des puissances extérieures, contre la sécurité intérieure de l’Etat.

Dès l’annonce de cette information, capitale pour la légalité constitutionnelle, les adversaires de la IVe République se sont empressés d’en nier l’existence pour ne la considérer que comme une pure invention et une manipulation orchrestrée par le pouvoir.

Laisser parler les faits

Face à cette fièvre de politiciens qui sont apparemment prêts à sacrifier notre démocratie pour assouvir leurs ressentiments envers un pouvoir dont l’enracinement populaire les rend enragés et, donc, contre lequel ils ne savent plus à quel diable se vouer, les institutions constitutionnelles ont continué à travailler sereinement pour faire parler les faits et rien que les faits dans le strict respect de la loi.

Ainsi, sur la base des résultats des enquêtes, les interpellations puis les auditions suivies des procédures de l’instruction jusqu’au déroulement du procès, la légalité républicaine a été strictement respectée.

Le CDP se réjouit sincèrement que pour la première fois dans notre pays, voire sur le continent africain, les auteurs d’une conspiration éventée visant à renverser les pouvoirs légitimes établis soient traités dans la légalité constitutionnelle, la transparence totale et l’équité républicaine malgré la gravité exceptionnelle des faits, avérés.

Pourquoi nous étions muets

Notre parti s’est abstenu pendant la durée de l’instruction et du procès de dire ou de faire quoique ce soit de nature à troubler la sérénité des débats devant le tribunal, malgré les multiples provocations et les déclarations incendiaires des ennemis de la république et de ses institutions. La principale leçon politique à tirer de ce procès est sans conteste le refus du peuple burkinabè et de ses institutions de toute velléité de conquête du pouvoir d’Etat autrement que par la voie des urnes.

Les acquis du procès

De plus, aujourd’hui, tout observateur avisé et objectif, soucieux de l’avenir de ce pays, aura noté avec satisfaction que :

1. le déroulement de toute la procédure liée à ce procès dénote une grande avancée démocratique de notre pays ; toutes les parties prenantes au procès ont joué leur rôle sans entrave aucune ;

2. l’indépendance de la magistrature, que les contempteurs de la IVe République s’éverturent, en vain, à nier, est une réalité incontestable aujourd’hui ;

3. la transparence totale a été la règle depuis l’interpellation des conjurés, et leur procès avec une couverture médiatique libre, sans équivalent historique connu dans notre pays, ce qui a permis au peuple d’être informé dans la diversité des opinions des médias et de pouvoir porter témoignage ;

4. les faits reprochés aux conspirateurs, et qu’ils ont reconnus, sont établis, constants ainsi que réels, et visaient expressément une déstabilisation de l’Etat, des institutions de la République et de l’ordre établi. Ce constat a même conduit les plus sceptiques à déclarer qu’ils ne s’attendaient pas à ce que les conjurés soient aussi précis sur leurs intentions ;

5. le verdict prononcé tranche clairement avec celui des tribunaux d’exception dont certains des adversaires les plus acerbes de la IVe République étaient des animateurs connus.

Le droit a été dit dans l’équité et la sérénité

Au total, ce procès des conjurés, dont la manœuvre déstabilisatrice a été éventée début octobre 2003, a révélé à la face de l’Afrique et du monde entier la maturité politique de la IVe République et du peuple burkinabè ainsi que leur attachement aux institutions républicaines, de même qu’il a permis de constater les grandes avancées démocratiques dans notre pays, et l’indépendance réelle de notre justice, qui a su travailler dans la transparence pour dire le droit dans l’équité et la sérénité.

Notre parti félicite encore une fois les forces républicaines de sécurité pour leur vigilance, les forces armées nationales pour leur loyauté envers les institutions de la République, et le pouvoir judiciaire pour avoir su faire triompher le droit.

Le CDP, parti républicain et respectueux de la séparation des pouvoirs, prend acte du verdict tel que prononcé, et appelle ses militants à rester mobilisés pour la défense intrangigeante de la République et de ses institutions.

Démocratie, Progrès, Justice

Le Bureau exécutif national du CDP

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